Auchapitre 10, Oncle Jack apprend Ă  Jem et Scout Ă  tirer avec leurs carabines Ă  air comprimĂ©. Atticus dit Ă  Jem qu'il ne devrait jamais tirer sur des oiseaux moqueurs parce que "c'est un pĂ©chĂ© de tirer sur un oiseau moqueur", affirmant que ce sont des oiseaux innocents qui ne font que chanter et ne blessent personne. C'est Ă©videmment de lĂ  que vient le titre du Learningto fall de Knw, traduit par Sia. Òš Personnages : Bill et Tom Òš Genre : Yaoi, Romance, historique Òš Rating : NC17 (violence ou lemon) Òš FrĂ©quence de postage : Quand un chapitre est traduit. Òš RĂ©sumĂ© : L'arrivĂ©e de son nouveau tuteur va crĂ©er un vĂ©ritable chaos dans la vie d'aristocrate de Bill. Dans l'Anglet Vay Tiền TráșŁ GĂłp Theo ThĂĄng Chỉ Cáș§n Cmnd. Avertissement Candy Candy et tous les personnages appartiennent Ă  Kyoko Mizuki ; les images Ă  Yumiko Igarashi et l’animĂ© Ă  Toei Animation. Note Mizuki a prĂ©sentĂ© le journal intime de Candy dans “Candy Candy Final Story” CCFS, publiĂ© en 2010. Il prenait place sur son bureau de travail dans sa chambre du dortoir du CollĂšge Royal de Saint-Paul. C’était un cadeau de l’oncle William. Dans ce journal, Candy s’exprimait librement, entre autre sur ses sentiments profonds envers Terry. Plus tard, ce journal s’est Ă  nouveau retrouvĂ© entre les mains de l’oncle William, Candy dĂ©sirant que celui-ci comprenne les raisons de sa dĂ©cision de quitter le CollĂšge de Londres. A travers mes correspondances avec une de mes lectrices, admiratrice dĂ©vouĂ©e d’Albert dĂ©sirant garder l’anonymat, j’ai Ă©tĂ© inspirĂ©e par sa perception de ce journal. J’ai donc Ă©crit cette courte histoire en laissant libre cours Ă  mon imagination sur les raisons qui ont poussĂ© Albert Ă  retourner Ă  Candy son journal intime. J’ai bĂąti mon histoire Ă  partir des diffĂ©rentes lettres prĂ©sentes dans CCFS et la version manga. Certaines parties du texte peuvent porter Ă  contreverse ; vous n’avez pas Ă  ĂȘtre d’accord avec moi. Il y a Ă©galement certains regroupements avec mes autres courtes histoires. Ceux-ci sont nĂ©cessaires afin de bien comprendre l’histoire. Si vous remarquez quelque erreur que ce soit, s’il vous plaĂźt n’hĂ©sitez pas Ă  m’en faire part afin que j’effectue les corrections nĂ©cessaires. Si vous apprĂ©ciez votre lecture, j’aimerais lire vos commentaires et soyez libres de m’écrire dans la langue de votre choix. Enfin, j’aimerais exprimer ma plus sincĂšre gratidude Ă  cette fan d’Albert, qui m’a non seulement inspirĂ© mais qui a Ă©galement rĂ©visĂ© mon brouillon. Cette histoire n’aurait pas existĂ© sans ses prĂ©cieux commentaires. Merci beaucoup, Marylou97 et Antlay, pour traduire de l’anglais vers le français! -Ms Puddle LE JOURNAL Chapitre 1 Le soleil d’aprĂšs-midi inonde actuellement mon bureau, illuminant les larges et grandes fenĂȘtres, un ensemble d’ouverture de style Ă  la française menant Ă  une grande terrasse. L’étĂ© approche Ă  grands pas. C’est un autre trĂšs beau dimanche oĂč rĂšgne un ciel bleu parsemĂ© de quelques nuages. Je suis cependant accaparĂ© par mon ennuyeuse routine quotidienne qui consiste Ă  compulser des piles d’epais documents qui ont pris place sur mon bureau d’ébĂšne. Je m’ Ă©tire longuement en ne faisant aucun effort pour retenir un bĂąillement. Puis je m’appuie Ă  nouveau sur le dossier de ma chaise tout en regardant fixement Ă  l’extĂ©rieur. La tentation de prendre un petit rĂ©pit est forte ; je pourrais ainsi oublier un peu le travail et sortir afin de profiter du grand air. Je suis malheureusement confinĂ© ici. Je dois reviser tous les rapports de fin de saison avant de partir pour SĂŁo Paulo demain. Poussant un soupir d’épuisement, je ferme les yeux en me massant les tempes, les coudes appuyĂ©s sur mon bureau. Je ne devrais pas me plaindre AprĂšs tout, j’ai passĂ© la majeure partie de ma vie Ă  Ă©chapper Ă  mes responsabilitĂ©s. Quand j’ai retrouvĂ© la mĂ©moire l’an dernier, j’ai finalement fait la paix avec moi- mĂȘme et acceptĂ© le rĂŽle qui m’etait destinĂ© au sein de ma famille. Les moments difficiles par lesquels je suis passĂ© aprĂšs l’accident de train en Italie, m’ont enseignĂ© une bonne leçon, sachant que certaines personnes, en particulier ma tante et mon assistant personnel George, ont souffert de mes agissements Ă©goĂŻstes et impulsifs lorsque je sejournais en Afrique. En fait, ceci m’a pratiquement coĂ»tĂ© la vie. Si je n’étais pas tombĂ© sur Candy Ă  l’hĂŽpital oĂč elle travaillait Ă  ce moment lĂ , je serais mort dans la misĂšre et le dĂ©sespoir sans connaĂźtre ma vĂ©ritable identitĂ©. En parlant de Candy, comment occupe t’elle habituellement son temps les dimanches? En gambadant avec les enfants sous le soleil? Elle me manque beaucoup malgrĂ© qu’elle soit rĂ©cemment venue Ă  Chicago pour cĂ©lĂ©brer avec nous son anniversaire en amenant avec elle les enfants de la Maison de Pony. C’était mon idĂ©e de tous les inviter Ă  sĂ©journer avec nous, ce qui a sans aucun doute causĂ© beaucoup de maux de tĂȘte Ă  ma tante. Je me mets Ă  rire en me rappelant les mots ecrits par Candy dans une de ses lettres dans laquelle elle se prenait pour une sorciĂšre. Elle rĂ©clamait ma prĂ©sence en ce grand jour. 
Oui, l’anniversaire d’une certaine personne ! Eh bien, je jette un sort sur le Prince des Collines ! ala hela bla bla gela gola boone ! En ce jour tu viendras Ă  la Maison de Pony pour voir “la fille qui est jolie, peu importe si elle pleure ou sourit ! Ton cadeau pour cette fille est “ton congĂ©â€ ! Pour passer beaucoup de temps avec elle et discuter encore et encore avec elle! Je pense que maintenant tu es enchanté ’ Elle ne pouvait pas savoir Ă  quel point son souhait d’anniversaire Ă©tait important pour moi. Au lieu de demander des bijoux, des robes exquises ou peu importe ce qu’une demoiselle de son Ăąge peut souhaiter comme cadeau d’anniversaire, elle voulait ma prĂ©sence afin que je puisse discuter encore et encore avec elle. Sa franchise m’a touchĂ© droit au coeur de façon indescriptible. En fait, bien avant de recevoir sa lettre, j’avais travaillĂ© durement Ă  prĂ©parer ses cadeaux et je prĂ©voyais de passer du temps avec elle le jour de son anniversaire. J’avais donc essayĂ© de faire en sorte que je puisse prendre un jour de congĂ© mais les circonstances n’étaient pas en ma faveur. Pourtant, bien qu’elle ait fait tout ce chemin, Ă  demande jusqu’à Chicago, je n’ai pu passer que trĂšs peu de temps avec elle Ă  cause de mon horaire de travail effrĂ©nĂ©. Elle Ă©tait en extase lorsqu’elle a vu le fruit de mes efforts, la chambre rĂ©novĂ©e spĂ©cialement pour elle avec des meubles en bois faits Ă  la main. Sa rĂ©action euphorique m’a donnĂ© une grande satisfaction. Mon travail ardu et mes nuits blanches avaient portĂ© ses fruits. “Candy, ce n’est pas tout. J’ai quelque chose d’autre Ă  te montrer.” Elle m’a donc suivi dans la cour derriĂšre les Ă©curies. Elle y retrouvait ses vieux amis, CĂ©sar et ClĂ©opatre, les chevaux dont elle prenait soin lorsqu’elle travaillait pour les Leagan. Elle Ă©tait stupĂ©faite et Ă©mue aux larmes. Malheureusement, j’ai dĂ» avec regret, lui faire part des raisons pour lesquelles je devais quitter sa rĂ©ception d’anniversaire. Je devais partir pour un court voyage d’affaires afin de rĂ©gler des questions urgentes. “George m’attends au siĂšge, il faut que je parte, Candy,” lui ai-je dit quand nous Ă©tions seuls, Ă  l’abri des regards indiscrets. Elle leva les yeux vers moi et ne prit pas la peine de cacher sa dĂ©ception, en demandant “Maintenant? Si tĂŽt?” Je fis tristement un signe de tĂȘte et posais mes lĂšvres sur son front, en disant “Joyeux anniversaire, Candy, Je te souhaite un merveilleux moment entourĂ© de tes amis.” Elle s’efforça de me sourire. “Je te remercie pour tes cadeaux, Albert,” dit-elle, Ă  peine plus qu’un murmure. Candy voulait Ă©videmment ma prĂ©sence, pas mes cadeaux. A mon grand dĂ©sarroi, j’étais la personne qui l’ a bouleversĂ©e en ce jour spĂ©cial. Cependant c’était l’une de ces choses que j’aimais Ă  son sujet. Elle me faisait confiance et ne me cachait jamais ses Ă©motions, Ă  la diffĂ©rence des gens avec qui j’avais grandi, qui souvent mettaient en place des masques, de peur d’ĂȘtre vulnĂ©rables. NĂ©anmoins sa rĂ©ponse me fit sentir coupable, ce qui me rappelait qu’elle avait rĂ©pondu Ă  mon invitation en me disant Je me rĂ©jouis de te rencontrer Ă  Chicago!’ Cependant, je n’avais pas d’autre choix. “Vous ĂȘtes les bienvenus, mais je suis dĂ©solĂ©, je ne peux pas rester plus longtemps.” Puis je me suis efforcĂ© de me dĂ©tourner d’elle, mais elle s’ ecriait, “Attends moi mon prince !” Ensuite elle se jeta sur moi et me serra trĂšs fort, ce qui me ramenait aux doux souvenirs, spĂ©cialement aux nombreuses Ă©treintes chaleureuses que nous avions partagĂ©s dans le passĂ©, surtout quand j’étais amnĂ©sique. En refermant mes bras autour de son corps menu pour respirer son doux parfum, il me semblait qu’il y avait longtemps que je ne l’avais pas enlacĂ© comme ça. Je me sentais de nouveau complet avec elle dans mes bras. Elle posa sa tĂȘte sur ma poitrine, laissant Ă©chapper un long soupir et implorant, “Albert s’il te plaĂźt, promets moi de ne pas trop travailler, d’accord?” Puis elle s’éloigna de moi s’étirant le cou, afin de me regarder droit dans les yeux. Quelque chose s’agitait en moi quand je la regardais longuement, m’implorer de son regard Ă©tincelant. Comme je souhaitais prolonger un plus longtemps cette Ă©treinte ! A partir de maintenant je ne savais pas quand je reverrais son visage parce qu’elle allait quitter Chicago trĂšs bientĂŽt. Pensait-elle la mĂȘme chose en ce moment? Cependant je chassais ces idĂ©es de mon esprit et j’ai rĂ©pondu avec un petit sourire, en essayant de garder de mon mieux mon timbre de voix, “Bien sĂ»r.” Elle me fit en retour un sourire si Ă©blouissant, que j’ai dĂ» resister pour ne pas la reprendre Ă  nouveau dans mes bras. Comme le temps passait, elle m’avait accompagnĂ© le long du chemin menant au portail avant, oĂč mon chauffeur m’attendait patiemment. Cela m’avait permis de me calmer et avec une expression joyeuse, je lui dit “une fois de plus joyeux anniversaire, Candy et profite de chaque minute de cette journĂ©e spĂ©ciale.” Elle repondit dans un murmure, en baissant les yeux, “Ce n’est pas la mĂȘme chose sans toi Albert.” Je ne trouvais plus mes mots momentanĂ©ment. “S’il te plaĂźt Ă©crit moi, Candy.” C’est tout ce que je suis parvenu Ă  dire ensuite. Comme elle hochait la tĂȘte, j’ai pris sa main et la serra briĂšvement avant de me traĂźner litteralement Ă  la voiture. Lorsque la voiture effectua un virage, je ne pouvais pas m’empĂȘcher de me retourner afin de la regarder et je constatais qu’elle Ă©tait restĂ©e toujours Ă  la mĂȘme place en nous faisant des signes de la main. Je m’efforcais Ă  dĂ©tourner le regard, en m’effondrant dans le siĂšge, car j’avais peur d’arrĂȘter la voiture pour courrir vers elle pour la rejoindre. Juste Ă  ce moment lĂ , quelqu’un frappa trĂšs fort Ă  la porte, ce qui me tira de mes souvenirs. Je dis Ă  voix haute, “Entrez !” Mon assistant personnel, George entra dans mon bureau avec un paquet de lettres dans sa main. J’appuyais une main sur mon front en gemissant “Non plus de courrier aujourd’hui, George !” Subtilement ses lĂšvres formĂšrent un lĂ©ger sourire, quand il les dĂ©posait sur mon bureau. En s’inclinant, il dit, “Monsieur William, celles-ci se sont Ă©garĂ©es plus tĂŽt. Je suis navrĂ© de cet oubli. Je crois que vous aurez besoin d’un peu de temps afin de les parcourir, donc je reviendrai plus tard pour discuter avec vous du plan stratĂ©gique de notre prochain voyage prĂ©vu demain. Maintenant, s’il vous plaĂźt excusez-moi.” Sa remarque au sujet de ces lettres piqua ma curiositĂ©, mais il n’y avait rien d’inhabituel jusqu’à que j’arrive Ă  la derniĂšre. Je reconnus tout de suite son Ă©criture et j’étais impatient de l’ouvrir. Cher Albert, Albert, Albert, Albert ! Oh? Je ne vais pas t’appeler si fort encore et encore. Tu dis que tu m’entends? Mais je suis si heureuse, si heureuse que je ne peux pas m’empĂȘcher de t’appeler encore et encore
 Albert, je te remercie ! 
’ Un sourire de bonheur prit place sur mon visage. Candy semblait si heureuse, si insouciante, c’est presque comme si je pouvais entendre sa voix en ce moment, appelant impatiemment mon nom Ă  plusieurs reprises. Il n’y avait rien d’autre au monde qui pouvait me remonter le moral comme elle le faisait. Alors que je continuais Ă  lire sa lettre, il Ă©tait rĂ©confortant de savoir qu’elle Ă©tait heureuse de son anniversaire ici Ă  Chicago, mais comme je le soupconnais, elle se plaignait de moi. Je pouvais facilement l’ imaginer pinçant ses lĂšvres en boudant en Ă©crivant ceci 
 Mais il me semble que mon sort n’ait pas eu beaucoup d’effet. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour parler avec toi. Tu avais l’air trĂšs occupé  Je m’inquiĂšte de ta santĂ©. M. Martin dit Ă©galement que tu ne devrais pas trop te surmener tu sais? Est ce que l’amnĂ©sie peut revenir. Je me le demande
Je ne le souhaite plus jamais. 
’ Puis elle continuait et parlait de l’époque oĂč nous avions vĂ©cu ensemble dans l’appartement. Ces jours Ă©taient incontestablement les plus heureux de ma vie, bien que Ă©tant sans le sou et amnĂ©sique. De sa propre initiative, elle avait pris soin de moi, malgrĂ© ses problĂšmes personnels Ă  rĂ©gler. Elle ne m’a jamais fait ressentir que j’étais un fardeau pour elle et je ne cesserai jamais de me rappeler sa bontĂ© pour moi. 
Je n’oublierai jamais vos mots – nous allons tout partager l’un et l’autre.’ Je soupirais profondĂ©ment alors. Je me demande parfois ce qui serait arrivĂ© si je lui avais rĂ©vĂ©lĂ© ma vĂ©ritable identitĂ© beaucoup plus tĂŽt, soit avant mon accident de train ou juste aprĂšs avoir retrouvĂ© ma mĂ©moire. Pour rĂ©sumĂ© quand j’ai rĂ©alisĂ© que j’étais inconsciemment tombĂ© amoureux de ma fille adoptive, je ne pouvais pas me rĂ©soudre Ă  lui dire la vĂ©ritĂ©, pleinement conscient que ma guĂ©rison entraĂźnerait la fin de notre arrangement de vie commune. De plus, elle Ă©tait incontestablement encore sur la voie du rĂ©tablissement, son coeur brisĂ© depuis sa rupture avec Terry, qui lui aussi Ă©prouvait toujours du chagrin et du dĂ©ni selon les quotidiens et les journaux. Alors naturellement, elle n’était pas prĂȘte pour un nouvel amour et probablement que la derniĂšre chose qu’elle voulait dans sa vie Ă©tait que son tuteur soit amoureux d’elle. MĂȘme si je ne lui avait pas avouĂ© mes sentiments, en me rĂ©vĂ©lant comme son pĂšre adoptif, j’aurai pu risquer de perdre son amitiĂ© pour toujours. Par consĂ©quent, en cachant mon rĂ©tablissement, cela m’a permis de rester Ă  ses cĂŽtĂ©s et j’ai continuĂ© Ă  me comporter comme son grand frĂšre, la soutenant du mieux que je pouvais. Je lui ai mĂȘme proposĂ© que nous devrions tout partager l’un avec l’autre, autant les choses douloureuses que heureuses. Je le voulais de tout mon coeur. Au fil des jours, mon amour pour elle s’approfondit de plus en plus mĂȘme si je me dĂ©battais constamment avec moi – mĂȘme, me posant toujours la mĂȘme question, qu’est-ce que tu vas faire avec elle? qui conduisait toujours Ă  la mĂȘme rĂ©ponse, attendre et voir. Des mois s’étaient Ă©coulĂ©s et un soir je me suis rendu compte par hasard, que nos voisins avaient dĂ©couvert que je n’étais pas son frĂšre, et j’ai pris une mauvaise dĂ©cision. J’ai choisi de fuir, de disparaĂźtre de sa vie sans lui dire toute la vĂ©ritĂ©, brisant ma propre promesse de tout partager avec elle. Depuis ce temps, je ne compte mĂȘme plus le nombre de fois oĂč j’ai regrettĂ© cette dĂ©cision. Je ne pouvais pas prĂ©voir que mon absence la rendrait aussi malheureuse. Mais le destin nous a rĂ©uni Ă  nouveau, Ă  cause du caprice du Neil. Naturellement, elle Ă©tait plus que bouleversĂ©e d’apprendre ma vĂ©ritable identitĂ© mais elle Ă©tait aussi exaspĂ©rĂ©e. Je ne pouvais pas lui reprocher Ă  ce moment lĂ , d Ă©vacuer sa frustration envers moi. Tout en sachant que j’avais retrouvĂ© ma mĂ©moire depuis ma lettre d’adieu, elle n’avait pas cessĂ© de penser Ă  moi et s’inquiĂ©tait beaucoup Ă  mon sujet, entraĂźnant de nombreuses nuits blanches. Peu de temps aprĂšs ĂȘtre intervenu pour annuler ses fiançailles forcĂ©es, elle est venue un jour me faire part de son dĂ©sir de retourner vivre Ă  la maison Pony. Cela m’a ouvert les yeux ; si je ne faisais rien Ă  notre propos, la distance qui nous sĂ©parait, ne ferait qu’augmenter avec le temps. Ainsi je me suis dĂ©cidĂ© Ă  lui rĂ©vĂšler mon dernier secret. A mon grand soulagement quand je me suis rendu sur le chemin de la colline de Pony lui avouer que j’étais son prince des collines, elle Ă©tait rĂ©ceptive et pleurait des larmes de joie, malgrĂ© le fait qu’elle Ă©tait profondĂ©ment stupĂ©faite. Pendant ce temps j’entends des oiseaux gazouiller de l’autre cĂŽtĂ© des fenĂȘtres. M’invitent-ils Ă  me rendre Ă  l’extĂ©rieur? Je me leve de ma chaise, et je me dirige lentement vers le divan Ă  l’autre coin de la piĂšce, afin de terminer la lecture de la lettre de Candy. Cependant, ce qui suit, me pris totalement au depourvu. J’espĂ©rais que tu allais bientĂŽt retrouver la mĂ©moire, mais d’autre part je pensais Ă©galement que ce n’était pas si mal aprĂšs tout de vivre avec toi comme frĂšre et soeur
 Maintenant je suis ta fille adoptive ! En fait, dois-je t’appeler “PĂšre”? Par ailleurs, quand as-tu retrouvĂ© la mĂ©moire? 
 Ta belle fille adoptive’ “Quoi? PĂšre et fille?” Je m’exclame horrifiĂ© et aussitĂŽt je me precipite Ă  la porte, je l’ouvre d’un coup, et je me retrouve face Ă  mon assistant personnel, tout Ă©tonnĂ©. Apparemment il s’ apprĂȘtait Ă  frapper Ă  la porte, car sa main Ă©tait toujours levĂ©e. Il Ă©tait revenu mais je n’étais absolument pas d’humeur Ă  planifier les affaires. Donc je lui dis “George, j’ai besoin d’air frais. Je vais revenir.” Sans attendre une rĂ©ponse de sa part, je sortis du manoir avec hĂąte mĂȘme si je n’avais aucune idĂ©e de ce que je voulais faire. Je savais que je n’étais pas en mesure de me concentrer sur le travail Ă  l’heure actuelle. Ce qui me revenait toujours en tĂȘte, Ă©tait la question de Candy, 
 dois-je t’ appeler “PĂšre”?’ Maintenant qu’elle me le demandait franchement, une question lĂ©gitime en effet, je ne pouver plus l’esquiver. Notre relation adoptive Ă©tait assez compliquĂ©e maintenant, sinon absurde ou ambiguĂ«. Pour ĂȘtre honnĂȘte, je ne savais pas vraiment qui j’étais pour elle non plus. Tout d’abord nous ne nous comportions certainement pas comme pĂšre et fille. Depuis le jour oĂč Candy a rĂ©alisĂ© que j’étais son prince, nous avions Ă©changĂ© des lettres. Depuis elle m’avait, presque tout dit sur elle, et c’était Ă  mon tour de lui montrer que je lui faisais confiance. Je lui avait donnĂ© des rĂ©ponses dĂ©taillĂ©es Ă  ses questions Ă  mon propos, y compris les douleurs liĂ©es Ă  mon enfance et Ă  ma jeunesse, les personnes et des Ă©vĂšnements significatifs de mon passĂ© ainsi que les aspects importants de ma vie actuelle. Dans mes lettres, j’ai Ă©tĂ© Ă©galement honnĂȘte et sincĂšre Ă  propos de mes sentiments, exceptĂ© que je ne lui ai jamais parlĂ© de mon amour pour elle. Par consĂ©quent je crois que chacune de nos lettres nous a rapprochĂ©s l’un et l’autre et que nous sommes maintenant plus que de simples amis. Pour le moment, je me dirigeais inconsciemment droit aux Ă©curies. Une fois Ă  l’intĂ©rieur, j’installais la selle sur mon cheval prĂ©fĂ©rĂ© sans prendre la peine de me changer. En quelques minutes, je me dirigeais Ă  cheval vers la forĂȘt, espĂ©rant que cette promenade me ferait oublier les problĂšmes qui tourmentaient actuellement mon esprit, mĂȘme pour un court instant. En peu de temps, j’arrivais de l’autre cĂŽtĂ© du lac d’oĂč je pouvais voir au loin la rĂ©sidence principale des Ardlay. Sachant que je n’avais pas mĂ©nagĂ© mon pauvre cheval, je descendais afin de le laissait se reposer. Pendant qu’il broutait un peu d’herbe, je m’assis prĂšs de la rive en admirant le lac. J’etais plus que heureux d’ĂȘtre venu ici. La sĂ©rĂ©nitĂ© des alentours apaisait mon Ăąme lasse et la vue spectaculaire libĂ©rĂ© mon esprit. Tout en rĂ©flĂ©chissant Ă  la façon de rĂ©pondre aux questions de Candy Ă  la fin de sa lettre, ses mots dans une rĂ©ponse prĂ©cĂ©dente surgirent de mon esprit. Elle m’avait promis de ne plus jamais m’appeler “Grand-papa” Ă  nouveau. Elle avait Ă©galement affirmĂ© qu’elle ne me laisserait plus tout supporter parce qu’elle sentait que j’étais devenu beaucoup plus proche d’elle. Alors pourquoi me demandait -elle si elle devait m’appeler “pĂšre” maintenant. Pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire avec Candy, c’est en fait une question ridicule. A propement parlĂ© je suis son pĂšre, alors pourquoi suis-je incapable de lui donner une rĂ©ponse simple et affirmative? Mais si je le fais, cela signifie que j’accepte mon rĂŽle de tuteur dans sa vie, qui est sans aucun doute contre ma volontĂ©. Mais comment rĂ©agira t’elle si je lui dis “non”. Ou plutĂŽt comment souhaiterais- je qu’elle reagisse? De plus, elle m’a demandĂ© quand j’ai exactement retrouvĂ© ma mĂ©moire, ce qui implique qu’elle voudrait savoir depuis combien de temps je lui ai cachĂ© mon rĂ©tablissement et peut ĂȘtre pourquoi j’ai choisi de le faire. J’eus l’envie soudaine d’aller nager dans le lac. Il faisait trĂšs chaud et l’eau semblait aussi bleu que le ciel au dessus de ma tĂȘte. En fait, cette zone isolĂ©e avec de grands arbres et buissons Ă©tait mon refuge favori aprĂšs le dĂ©cĂšs de ma soeur bien – aimĂ©e, Rosemary. Chaque fois que je me sentais dĂ©primĂ© ou troublĂ©, je venais nager dans cette partie du lac et souvent je me sentais beaucoup mieux aprĂšs. Cependant au lieu de plonger dans l’eau comme je le faisais habituellement, j’hĂ©sitais Ă  ce moment lĂ , mĂȘme si il n’y avait personne aux alentours. Je retirais plutĂŽt mes souliers et mes chaussettes, je remontais mon pantalon et je trempais mes pieds dans le lac, dont l’eau avait Ă©tĂ© chauffĂ©e toute la journĂ©e par le soleil Ă©clatant. J’avancais un peu dans l’eau et la douce brise caressait mon visage. Je fermais les yeux afin de savourer ce moment de paix, en soupirant de satisfaction. La tension physique accumulĂ©e par le travail intense au cours de ces derniers mois se dissipait progressivement. Juste Ă  ce moment, j’endendis une voix familiĂšre derriĂšre moi, “Temps splendide, n’est-ce pas, Monsieur William?” Je me retournais et je voyais George qui Ă©tait Ă  une portĂ©e de voix. J’étais Ă©tonnĂ© mais pas surpris. Il me connaissait par coeur et Ă©tait pour moi bien plus qu’un assistant personnel. Aussi loin que je me souvienne, il avait Ă©tĂ© mon ami le plus fidĂšle, toujours de bon conseil et comprĂ©hensif. En fait les derniers mots de mon pĂšre avant de mourir ont Ă©tĂ© de demander Ă  George de veiller sur moi. Comme je n’avais jamais rĂ©ellement connu mon pĂšre, George reprĂ©sentait pour moi une figure paternelle, tout comme Rosemary Ă©tait une mĂšre pour moi. “George, je suis stressĂ©.” Sur ce, je portais Ă  nouveau mon attention sur ce magnifique lac. Il se tenait Ă  distance, sans dire un mot. Bien que je n’avais pas envie de parler Ă  quelqu’un Ă  ce moment lĂ , j’apprĂ©ciais tout de mĂȘme sa compagnie. Quelques moments de silence plus tard, il se racla distinctement la gorge. En rĂ©ponse, je lui jetais simplement un regard puis il me dit “Quelque chose dans la lettre de Mlle Candice vous a sĂ»rement contrariĂ©, Monsieur William.” Un petit rire amer s’echappa de ma gorge. George Ă©tait extrĂȘmement douĂ© dans sa facultĂ© Ă  deviner intuitivement les pensĂ©es des gens, surtout les miennes. AprĂšs tout, il me connaissait pratiquement depuis toute ma vie, il devait donc percevoir qu’en ce moment je souffrais intĂ©rieurement. Inutile de le mentionner, George avait su lire en moi, peu de temps aprĂšs l’avoir contactĂ© l’an dernier, en lui expliquant la raison de ma longue absence causĂ©e par mon amnĂ©sie. Il avait dĂ» percevoir que mes sentiments envers ma fille adoptive avait radicalement changĂ©, mĂȘme s’il n’avait fait aucun commentaire concernant ma dĂ©cision de continuer Ă  vivre avec Candy. AprĂšs l’avoir quittĂ© et de retour Ă  la maison, j’ai agi comme si rien ne s’était passĂ©, dissimulant mon angoisse en public, mais souffrant horriblement dans l’intimitĂ©. Mais plus tard, lorsque Candy fut forcĂ©e de se fiancer avec Neil, George a ecoutĂ© son instinct et a dĂ©sobĂ©i Ă  mes ordres, lui indiquant oĂč trouver son Oncle William Ă  Lakewood. Ainsi grĂące Ă  George, j’ai pu me retrouver avec Candy, et par hasard, le lendemain, j’ai vu son dessin enfantin. Elle avait essayĂ© de dessiner mon portrait parce qu’elle voulait partir Ă  ma recherche aprĂšs ma disparition. J’ai tellement aimĂ© ce dessin que je l’ai affichĂ© dans mon bureau ; mon assistant personnel habituellement peu expressif avait commentĂ© ce dessin le plus sĂ©rieusement du monde “Cela pourrait ĂȘtre un chef d’oeuvre hors de prix.” Je n’avais donc aucun doute que George comprenait ce contre quoi je luttais depuis des mois et des mois. MalgrĂ© tout, pour certaines raisons, je ne lui avait jamais confiĂ© quoi que ce soit concernant mon amour envers Candy. Lui non plus n’avait jamais abordĂ© le sujet avant aujourd’hui. Alors que je cherchais comment rĂ©pondre Ă  sa question, il me demanda discrĂštement “Envisagez – vous d’écrire Ă  Mlle Candice avant notre dĂ©part demain pour SĂŁo Paulo?” Je lachais un soupir d’apprĂ©hension et Ă  ce moment je me decidais Ă  m’ouvrir, “Je ne sais pas quoi Ă©crire
sans blesser mes propres sentiments
” Il haussa les sourcils Ă  ma franchise et je continuais “Elle m’a demandĂ© si elle devait m’appeler pĂšre’ et c’est comme si un couteau m’avait transpercĂ© le coeur quand j’ai lu la façon dont elle terminait sa lettre, en s’adressant aussi comme ma fille adoptive. Je ne pense pas qu’elle voulait me provoquer et c’est peut-ĂȘtre mĂȘme une plaisanterie mais je ne peux pas le prendre Ă  la lĂ©gĂšre en ce moment. Ses lĂšvres se crisperent pendant une fraction de seconde et George Ă©tait apparemment Ă  court de mots, ce qui se produisait rarement. Aucun de nous ne pouvez nier le fait que j’avais adoptĂ© Candy il y a dĂ©jĂ  longtemps et il Ă©tait celui qui avait exĂ©cutĂ© ma demande. Puis je murmurais d’un ton songeur ”Je souhaiterais pouvoir reporter ce long voyage d’affaires et me rendre Ă  la maison de Pony pour parler face Ă  face avec Candy. Cependant, que vais je lui dire?” Si je lui dis que je l’aime, quelle sera sa rĂ©action? Va t-elle fondre en larmes ou s’écrouler de rire? Est-il possible qu’elle n’ait jamais cessĂ© de me considĂ©rer comme son frĂšre? Elle mentionne dans sa lettre que ce n’était pas si mal de vivre avec moi en tant que frĂšre, et soeur, aussi veut – elle que nous revenions Ă  ce stade? J’espĂšre que non. Ou pire encore, a t-elle commencĂ© Ă  me considĂ©rer comme son tuteur? AprĂšs mĂ»re rĂ©flexion, George retrouva son sang-froid et commenta pensivement, “Monsieur William, je pense qu’il est temps de s’aventurer dans l’eau.” Ne pouvant saisir ce qu’il venait de me dire, je soulevais un sourcil d’un air interrogateur et je lui demandais “Que voulez vous dire George?” “Qu’est ce qui vous a fait hĂ©siter avant? Vous avez toujours aimĂ© nager Monsieur William.” AprĂšs un autre petit rire amer, je trouvais une excuse valable “Je ne suis plus le mĂȘme homme
 avec tous ces fardeaux qui pĂšsent sur moi aujourd’hui.” Puis je sortis de l’eau afin de m’approcher de lui et il me rĂ©pondit en me regardant “Il faut parfois prendre des risques
 pour sortir de sa zone de confort.” Je restais silencieux le temps de comprendre son analogie. Puis il me fit remarquer “Peut ĂȘtre que Melle Candice veut savoir ce que vous ressentez.” “Comment je me sens Ă  propos de quoi?” Je poursuivais immĂ©diatement, me tenant maintenant Ă  ses cĂŽtĂ©s. Son expression Ă©tait trĂšs calme, choisissant soigneusement ses mots. “Quelle est la vraie nature de votre relation avec elle.” Sa rĂ©ponse directe me frappa comme un coup Ă  la tĂȘte. Etait-il vrai qu’elle pose ces questions parce qu’elle Ă©tait incertaine de notre relation, incertaine de ce que je ressens pour elle ou incertaine d’elle-mĂȘme? Je sentis mes sourcils se froncer et je l’entendis ajouter, “Lorsque j’ai ramenĂ© Melle Candice de Lakewood aprĂšs avoir dĂ©couvert votre vĂ©ritable identitĂ©, elle Ă©tait folle de joie, Monsieur William. Elle parlait sans arrĂȘt durant tout le chemin du retour vers Chicago, en souriant sans cesse. Je ne l’avais jamais vu aussi heureuse.” Je me moquais donc de moi mĂȘme, un petit sourire en coin sur les lĂšvres “Parce qu’elle a enfin pu rencontrer le vieil homme mystĂ©rieux qui l’a adoptĂ©e il y a des annĂ©es.” Il me regarda imperturbable et quelques secondes plus tard, il prononça de façon mystĂ©rieuse “Je crois que vous savez mieux que quiconque qu’il ne s’ agit pas lĂ  de l’entiĂšre vĂ©ritĂ©, Monsieur William.” Ensuite, il fit une petite rĂ©vĂ©rence et dĂ©clara “S’il vous plait pardonnez moi si je me suis immiscĂ© dans votre vie privĂ©e.” “Non, non, pas du tout,” je repondis en hochant la tĂȘte. “Je devrais plutĂŽt vous remercier pour vos prĂ©cieux conseils. Je me sens beaucoup mieux maintenant que je vous ai parlĂ©.” Mon commentaire provoqua chez lui un doux sourire. Bien que je ne savais pas exactement ce qui se passait entre Candy et moi, il ne faisait aucun doute que notre relation se renforçait encore. Je me sentais profondĂ©ment liĂ© Ă  elle et elle Ă©tait la seule femme avec qui je voulais partager ma vie. Donc en tant qu’homme, je devais aller de l’avant, afin de dĂ©terminer si elle avait les mĂȘmes sentiments. Pourtant je devais prendre le temps de la reflexion d’abord parce que la derniĂšre chose que je souhaitais, Ă©tait de la blesser Ă  nouveau. Je ne pouvais pas me permettre de faire une autre erreur qui nuirait Ă  notre relation. D’autre part, George et moi devions nous prĂ©parer pour notre important voyage de demain, donc ce n’était pas le bon moment pour rĂ©flĂ©chir Ă  ce qu’il fallait faire ensuite avec Candy. Le fait de me noyer dans le travail n’était peut ĂȘtre pas une mauvaise idĂ©e pour le moment. Je dis donc Ă  George, “Il n’y a aucun signe de son intention dans sa lettre, George. Maintenant rentrons ensemble. Nous avons des tonnes de travail Ă  faire.” Son expression Ă©tait un mĂ©lange de perplexitĂ© et de soulagement mais il hocha la tĂȘte en signe de comprĂ©hension sans autre commentaire. “Je vous retrouve dans votre bureau plus tard Monsieur William.” Donc, il retourna donc Ă  sa voiture de l’autre cĂŽtĂ© du chemin. Bien que notre planification stratĂ©gique se dĂ©roulait bien, en raison de l’énorme quantitĂ© de travail et du manque de temps, nous avions pris notre diner dans mon bureau. Nous avons travaillĂ© jusqu’à trĂšs tard le soir et George se reposa dans la chambre d’invitĂ©s qu’il utilise habituellement alors que je me rendais Ă  la chambre des maĂź Pourquoi j'ai mangĂ© mon pĂšre - ROY LEWIS Fiche de lecture dĂ©taillĂ©e. Bienvenue en prĂ©histoire ! QuatriĂšme de couverture- Extrait - Commentaire - RĂ©sumĂ© Critique ThĂšmes essentiels de chaque chapitre Les dĂ©couvertes SchĂ©ma du livre Etude du Chapitre 18 Le schĂ©ma de la communication Pourquoi il a mangĂ© son pĂšre Quelque part dans la savane africaine, Edouard est un PithĂ©canthrope insatisfait de sa situation de charognard frugivore. Edouard est bien dĂ©cidĂ© Ă  faire son petit bonhomme de chemin sur la route jonchĂ©e d'Ă©preuves de L'Evolution, quitte Ă  changer d'espĂšce s'il le faut. Alors, Edouard observe, expĂ©rimente, organise, cogite. Sorte de Professeur Tournesol du plĂ©istocĂšne moyen, il rĂ©ussit presque Ă  maĂźtriser le feu et avec ses enfants, il met au point, avec une foi inĂ©branlable envers le ProgrĂšs, la fourrure amovible, l'exogamie, le rĂŽti de bƓuf, l'orchestre symphonique, les traitĂ©s de paix, l'art figuratif, l'arc et les flĂšches, les discours Ă  la fin des repas de famille... Le reste de la horde suit avec enthousiasme ou mĂ©fiance tandis que le vieil oncle Vania, un peu rĂ©actionnaire, garde pour seul mot d'ordre Back to the trees!». Roy LEWIS rĂ©sume en 180 pages, en un conflit de gĂ©nĂ©rations, quelques centaines de milliers d'annĂ©es qui mĂšneront l'Homo erectus vers un sapiens qui refermera ce livre dans un grand Ă©clat de rire. Introduction - Bienvenue en prĂ©histoire ! Le bouquin est truffĂ© d'anachronismes, dans la narration et dans les dialogues des personnages, que l'on surprend Ă  parler de leurs positions politiques, mais surtout de leurs repĂšres dans la prĂ©histoire hum, untel animal n'existe pas encore, nous ne sommes donc pas rendus au miocĂšne... qu'est-ce qui a fait que nous avons Ă©voluĂ© Ă  ce point-lĂ  ? Comment ces Ă©volutions se sont-elles dĂ©roulĂ©es ? Pourquoi les hommes ne sont-ils pas restĂ©s sur leurs acquis ? Ă  la fin on apprend effectivement pourquoi ce gĂ©nial inventeur a Ă©tĂ© dĂ©vorĂ© par sa progĂ©niture met en lumiĂšre cette pĂ©riode peu Ă©tudiĂ©e qu'est la prĂ©histoire. QuatriĂšme de couverture Extrait " Ta saloperie de feu va vous Ă©teindre tous, toi et ton espĂšce, et en un rien de temps, crois-moi ! Yah ! Je remonte sur mon arbre, cette fois tu as passĂ© les bornes, Edouard, et rappelle-toi, le brontosaure aussi avait passĂ© les bornes, oĂč est-il Ă  prĂ©sent ? Back to the trees ! clama-t-il en cri de ralliement. Commentaire Ce roman prĂ©historique, met en scĂšne des personnages prĂ©-hominiens, qui commencent Ă  peine Ă  se tenir debout. Les Anciens et les Modernes y dĂ©battent des problĂšmes de leur temps, comme de la dĂ©couverte du feu ou de la difficultĂ© de trouver une grotte confortable par les temps qui courent. C'est trĂšs drĂŽle. Parfois mĂȘme dĂ©sopilant. Il faut juste apprĂ©cier l'humour anglais. RĂ©sumĂ© Critique J'ai bien aimĂ© ce livre, car il montre la vie prĂ©historique diffĂ©rente de la rĂ©alitĂ©. Le vocabulaire est trĂšs comique et il est utilisĂ© comme celui de nos jours, alors que le livre raconte la prĂ©histoire. Plus intello un roman hilarant dans lequel les hĂ©ros sont des hommes prĂ©historiques qui utilisent notre vocabulaire, manient nos idĂ©es et surtout, s'attachent Ă  devenir des hommes "modernes" dans des dialogues d'une rare finesse. Que vous soyez rĂ©actionnaire ou progressiste, vous trouverez fatalement votre modĂšle parmi ces hĂ©ros! ThĂšmes essentiels de chaque chapitre voir Pourquoi j'ai mangĂ© mon pĂšre - ROY LEWIS Les dĂ©couvertes Le feu naturel puis artificiel, la chasse, la lance, l’habitation, l’exogamie, le peigne, la cuisson de la viande, les tentatives de domestication des animaux, l’arc, la magie, la religion, l’amour, ... SchĂ©ma du livre Besoin d’inventer lui-mĂȘme, son plaisir / DĂ©sir de faire progresser la horde/les difficultĂ©s de la vie l’humanitĂ©/le souci du bien de la subhumanitĂ©/ faire progresser la horde/fl’humanitĂ©/Son gĂ©nie l’oncle Vania/son travail la peur de la horde/ les habitudes/les rĂ©sultats obtenus l’échec de certaines expĂ©riences/ le danger... Etude du Chapitre 18 ThĂšse d’Edouard il faut partager le secret du feu avec les autres hordes ThĂšse d’Ernest il ne faut pas divulguer des secrets intĂ©ressant notre sĂ©curitĂ© au profit d’une horde Ă©trangĂšre.... Le schĂ©ma de la communication Qui raconte ? un narrateur Ernest / un auteur Roy Lewis A qui ? Ă  un auditeur ou lecteur Ă  des lecteurs Quand ? Ă  l’époque des pithĂ©canthropes / au 20Ăšme siĂšcle OĂč ? en Afrique / En Angleterre Quoi ? sa vie et celle de sa horde la vie des pithĂ©canthropes Pour quelles raisons ? pour justifier son anthropophagie pour faire imaginer aux lecteurs la vie de leurs lointains ancĂȘtres Comment ? par un rĂ©cit " autobiographique " par un rĂ©cit Ă©crit Ă  la premiĂšre personne avec humour Pour obtenir la totalitĂ© de ce dossier, je vous invite Ă  verser la modique somme de 3 € sur mon Compte pay’pal. c'est en Ă©change de mon travail. Et en faveur de l’illettrisme Puis, par retour de mail, je m’engage Ă  vous envoyer la fiche complĂšte de ce dossier. Je joins les liens compte Helene benoit - Cagnotte fiche de lecture en rĂ©sumĂ© 1 vous m'ecrivez en mail helene33660 2 vous versez votre participation dans la cagnotte, 3 Je vous renvoie le document que vous me demandez. c'est plutot simple, non ? Dans tous les cas, n'hesitez pas Ă  me contacter. Merci Ă  vous Helene Sur ce blog NoĂ© face au dĂ©luge Cette page cite peu ses sources. Vous pouvez nous aider en la rĂ©fĂ©rençant rĂ©fĂ©rencement des sources officielles est ce qui fait la lĂ©gitimitĂ© d'un propos sur le wiki. Sans cela, chaque fait n'a que peu de valeur. Veuillez rester en accord avec le Manuel de Style et les consensus dans la page de discussion associĂ©e. “ Pour le Bestial, pas de surprise, il est toujours aussi efficace. Sa taille lĂ©gĂšrement supĂ©rieure aux autres et la prĂ©cision de ses lancers font de lui une arme absolument terrifiante... ” — Analyse d'un Mahr sur le Titan Bestial de Sieg[1] Le Titan Bestial japonais çŁăźć·šäșș, Hepburn Kemono no Kyojin? est un Titan Primordial ayant un aspect animal unique et Ă©tant lĂ©gĂšrement plus grand que la plupart des Titans. Contexte Le Titan Bestial survient la premiĂšre fois avec les autres Titans apparus dans l'enceinte du Mur Rose, dans l'Arc du Choc des Titans qui correspond Ă  la Saison 2 de l'anime . Il saisit alors le cheval de Mike Zacharias et lui lance dessus, et cherche ensuite Ă  en savoir plus sur le Dispositif de ManƓuvre Tridimensionnelle auprĂšs de ce dernier, mais comme il ne rĂ©pondit pas, il ordonna aux autres Titans de le dĂ©vorer. Il sera aperçu plus tard, prĂšs de la Forteresse d'Utgarde se dirigeant vers le Mur Rose afin de l'escalader. Une fois en haut du Mur, il rugira et d'autres Titans arriveront, se dirigeant quant Ă  eux vers la Forteresse. AprĂšs cela, il disparaĂźtra derriĂšre le Mur Rose. [2][3][4] CapacitĂ©s Le Titan Bestial peut avoir n'importe quelle forme animale bĂ©lier, crocodile, singe, okapi, taureau, canidĂ© ou encore faucon. CapacitĂ©s de Sieg JĂ€ger PossĂ©dant du sang royal, Sieg possĂšde des capacitĂ©s qui lui sont propres. Elles rappellent certaines facultĂ©s du Titan Originel en beaucoup plus limitĂ©. Lancer Du fait de la morphologie de son titan rappelant celle d'un singe, Sieg peut aisĂ©ment saisir des objets et les lancer. De plus, Sieg Ă©tant un grand amateur de baseball, il s'entraĂźnait notamment Ă  lancer la balle avec Tom Xaver, il vise toujours juste. Son lancer est d'autant plus redoutable du fait que Sieg concasse la roche avant de la lancer augmenter ainsi le nombre de ses victimes lors de ses attaques, technique qu'il utilise notamment lors de la Bataille de Shiganshina et celle de Revelio contre le Bataillon d'exploration. CrĂ©ation de Titans Sieg peut crĂ©er des titans grĂące Ă  son sang royal mais Ă  condition de respecter plusieurs conditions. Tout d'abord ses victimes doivent avoir en elles de son liquide cĂ©rĂ©brospinal dans leur corps, soit par Injection Titanesque, soit par ingestion, soit par inhalation. Il lui suffit ensuite de pousser un rugissement plus ou moins fort pour transformer ses victimes en titan. Les transformations sont gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©es pour faire des attaques rapides ou des frappes aĂ©riennes. ContrĂŽle des Titans Du fait de son sang royal, aprĂšs avoir créé des titans grĂące Ă  son liquide cĂ©rĂ©brospinal, Sieg peut ensuite les contrĂŽler Ă  sa guise. Il peut leur ordonner de d'attaquer, de s'arrĂȘter, de leur dire oĂč aller, de ne pas bouger, etc... De plus, son pouvoir aussi bien de jour que de nuit. Il semblerait toute fois que certains titans sont moins rĂ©ceptifs que d'autres. CapacitĂ© de parler MĂȘme sous forme titanesque, Sieg peut parler sans aucun problĂšme. CapacitĂ©s de Falco Gleis MĂȘme si Falco Gleis est en possession du titan MĂąchoire, de par le fait qu'il ait ingĂ©rer le Liquide cĂ©rĂ©brospinal de Sieg JĂ€ger et donc du titan Bestial, celui a quelques capacitĂ©s qui sont propres au Bestial Voler Le titan MĂąchoire de Falco a l'apparence d'un faucon qui possĂšde, d'une part, les caractĂ©ristiques du MĂąchoire de par les "dents" pointues ou crocs formĂ©es par son bec mais aussi par son physique gĂ©nĂ©ral sans le cĂŽtĂ© oiseau. D'autre part, celui-ci a un attrait bestial dans le sens oĂč il a des traits d'animaux contrairement Ă  ses prĂ©dĂ©cesseurs. En effet, il est muni d'Ă©lĂ©ments corporels spĂ©cifiques aux oiseaux un bec, des plumes, des pattes "Ă©cailleuses" terminĂ©es par des griffes mais aussi et surtout ce qui le caractĂ©rise le plus, une paire d'aile. Cette paire d'aile lui donne la possibilitĂ© de voler [5]. Aptitudes Statistiques de Titan Bestial[6] Force 7/10 RapiditĂ© 5/10 Intelligence 10/10 CruautĂ© 8/10 Aspect sauvage 10/10 Apparence Apparence du Titan Bestial. Le Titan Bestial est un spĂ©cimen extrĂȘmement rare, ayant un aspect nettement simiesque. Sa structure corporelle et les traits de son visage ressemblent Ă  ceux d'un primate, bien qu'il marche debout comme un humain et mesure 17 mĂštres de haut. Sa fourrure, sombre, couvre la majoritĂ© de son corps, Ă  l'exception de son visage, de ses mains, de ses pieds et de son torse. Ses bras sont Ă©galement allongĂ©s, avec de longs doigts et un pouce pleinement fonctionnels. Les proportions de la partie supĂ©rieure de son corps sont similaires Ă  celles du Titan Colossal, possĂ©dant une poitrine massive et une petite tĂȘte, ainsi que des bras exceptionnellement minces et longs. Le physique du titan Bestial semble dĂ©pendre de son dĂ©tenteur mais pas que physiquement, contrairement aux autres titans primordiaux. Nous pouvons alors remarquer que Sieg Ă©tant petit, il jouait avec une peluche singe ressemblant Ă  son Bestial [7], ou encore Falco, Ă  terre sur le champs de bataille qui observait un faucon voler [8]. Quant Ă  Xaver, on peut apercevoir un signe quant Ă  son titan qui est un bĂ©lier, uniquement dans l'animĂ©, quand il raconte Ă  Sieg ce qu'il s'est passĂ© avec sa femme et son fils. A ce mĂȘme moment, avant le dĂ©but du flashback, nous pouvons trĂšs bien voir un bĂ©lier regarder Xaver, en arriĂšre plan, qui a aussi des cornes comme son titan [9][10]. Histoire Arc du Choc des Titans Les Titans pĂ©nĂ©trent dans l'enceinte du Mur Rose Pendant que l'opĂ©ration visant Ă  capturer Annie Leonhart, alors soupçonnĂ©e d'ĂȘtre le Titan FĂ©minin est en cours, les membres suspectĂ©s d'ĂȘtre des complices d'Annie au sein de la 104Ăšme Brigade d'entraĂźnement sont sous la surveillance rapprochĂ©e du Bataillon d'exploration. Le Titan Bestial fait alors une brĂšche dans le Mur Rose, de maniĂšre Ă  laisser entrer les titans et mettre ainsi en difficultĂ© l'humanitĂ©. Mike Zacharias choisit de rester en arriĂšre pour faire l’appĂąt et permettre aux autres de s'enfuir. Le Titan Bestial saisissant le cheval de Mike Mike remarque le Titan Bestial immĂ©diatement puisqu'il se dit que ce titan est singulier, qui est recouvert de fourrure et qui se dĂ©place d'un air nonchalant, ignorant les autres Titans ainsi que Mike lui-mĂȘme. Il pense alors qu'il s'agit d'un Titan DĂ©viant sans s'en prĂ©occuper outre mesure. AprĂšs avoir tuĂ© quelques Titans et gagnĂ© suffisamment de temps pour que les autres puissent fuir, Mike siffle pour alerter son cheval, qui vient au galop. Soudainement, le Titan Bestial le saisit et le compresse avant de le lancer sur son cavalier. Échappant de peu Ă  la mort, Mike tombe de la toiture mais un autre titan l'attend juste en bas, et le mord directement. Le Titan Bestial parlant Ă  Mike Le Titan Bestial vient ensuite Ă  sa rencontre, conscient que le combat est dĂ©jĂ  gagnĂ©, car Mike n'est plus une menace. Il ordonne au Titan en train de croquer le soldat de s'arrĂȘter, nĂ©anmoins ce dernier continue malgrĂ© tout, et le titan singe lui explose donc la tĂȘte avec une seule main. Il tente ensuite d'interroger Mike sur le Dispositif de ManƓuvre Tridimensionnelle mais n'obtient aucune rĂ©ponse. Il fait Ă©galement le constat que les humains sont au courant que le point faible des titans se situent Ă  la nuque. Le Titan Bestial poussant un rugissement appelant les autres Titans. Voyant qu'il refuse de collaborer, le Titan Bestial prend alors l'Ă©quipement de Mike avant d'ordonner aux autres titans de l'Ă©liminer.[2] Plus tard, il escalade le Mur Rose Ă  proximitĂ© du ChĂąteau d'Utgarde, oĂč le Bataillon d'Exploration ainsi que les soldats de la 104Ăšme Brigade d'entrainement se sont mis Ă  l'abri. Le Titan Bestial rugit alors de toutes ses forces et ordonne ainsi Ă  tous les titans des environs de passer Ă  l'offensive. Il reste ensuite Ă  distance, se contentant d'observer l'affrontement qui s'ensuit. Il dĂ©cide d'envoyer un rocher s'Ă©craser au sommet de la tour dans l'optique que les dĂ©bris tombent et fassent un maximum de victimes parmi les membres du bataillon. Son plan rĂ©ussit puisqu'il fait trois morts d'un coup parmi les vĂ©tĂ©rans du bataillon, qui Ă©taient jusque-lĂ  tous en vie. Lançant une deuxiĂšme vague d'assaut qui se rĂ©vĂšle aussi infructueuse que la prĂ©cĂ©dente suite Ă  l'arrivĂ©e soudaine du reste des forces du bataillon d'exploration, il est contraint de se retirer. Le jour suivant, Ymir remarque Ă  quel point Reiner Braun et Bertolt Hoover Ă©taient sous le choc en l’apercevant, ce qui laissait prĂ©sager selon elle qu'il y avait un lien entre eux. Une mystĂ©rieuse silhouette humaine Ă©merge du Titan Bestial. Quelques temps aprĂšs le combat dĂ©cisif entre les trois Titans primordiaux contre l'ensemble du Bataillon d'exploration, le Titan Bestial rĂ©apparait dans le District de Shiganshina, quand une Ă©trange silhouette humaine Ă©merge de son corps et semble scruter les environs, guettant quelque chose. Cette silhouette est rĂ©vĂ©lĂ©e plus tard comme Sieg JĂ€ger , un alliĂ© de Reiner et Bertolt, et le demi-frĂšre d'Eren. Notes Il serait, d'aprĂšs ce qu'a dit Ymir, directement responsable de l'invasion des titans au sein du second mur. Le nom de son dĂ©tenteur, "Sieg" signifie "Victoire" en allemand. Il y aurait dĂ©jĂ  eut un titan ailĂ© dans le passĂ©, d'aprĂšs les dires d'un marĂ©chal Mahr. Galerie Visage du Titan BestialLe Titan Bestial saisissant le cheval de MikeForme OkapiForme TaureauForme BĂ©lierForme Crocodile RĂ©fĂ©rences ↑ L'Attaque des Titans Manga - Tome 23 - Chapitre 95 - Page 26 ↑ 2,0 et 2,1 L'Attaque des Titans Manga - Tome 9 -chapitre 35 ↑ L'Attaque des Titans Manga - Tome 9 - Chapitre 38 ↑ L'Attaque des Titans Manga - Tome 10 - Chapitre 40 ↑ L'Attaque des Titans Manga - Tome 34 - chapitre 135 ↑ L'Attaque des Titans Guide Hors-SĂ©rieINSIDE ↑ L'Attaque des Titans Manga -Tome 21 - Chapitre 86 ↑ L'Attaque des Titans Manga - Tome 23 - chapitre 91 ↑ L'Attaque des Titans Manga - Tome 28 - Chapitre 114 ↑ L'Attaque des Titans Anime -Ă©pisode 74 Navigation Titans Titan de 3 Ă  7 mĂštres Sawney † Bean † Titan de 8 Ă  15 mĂštres Titan Souriant † Mammon † Ogre † 9 Titans Primordiaux Titan Colossal Titan CuirassĂ© Titan Assaillant Titan FĂ©minin Titan Bestial Titan MĂąchoire Titan Charrette Titan Originel Titan Marteau d'Armes Non classifiĂ©s Titans du Mur Titan DĂ©viant Titan ObĂšse † Titan Barbu† Mme Springer M. Springer † Martin Springer † Sunny Springer † Rhodes Reiss † Roeg † Naile Dork † Dot Pixis † Anka Rheinberger † Autres Titans capturĂ©s † Titan incomplet Live-Action Titan BĂ©bĂ© Titan Bouffi Titan Souriant Titan Blanc Titan Colossal Author ISBN 2748512944 Formats Format Kindle,Poche, Category Livres,Livres pour enfants,Fiction,Trouvez votre point de collecte,Plus d’informations, NoĂ© Petit, qui vit Ă  la campagne avec ses parents, est souvent seul et s'ennuie un peu. Un soir, un coup de tĂ©lĂ©phone du commissariat central lui annonce la mort d'un certain Armand Petit. Le pĂšre de NoĂ© lui parle alors pour la premiĂšre fois de ce frĂšre aĂźnĂ© dont il a Ă©tĂ© trĂšs proche, mais qui vivait depuis quinze ans comme un clochard. Épris " de libertĂ©, d'aventures et de prochains dĂ©parts ", toujours " ailleurs " oĂč qu'il soit, Armand survivait grĂące Ă  la poĂ©sie. En se laissant porter Ă  son tour par les poĂštes qu'il aimait, NoĂ© va tenter de comprendre cet homme Ă  la dĂ©rive qui rĂ©pĂ©tait,comme pour s'en convaincre Un jour, il y aura autre chose que le jour. Boris Vian. NoĂ© Petit, qui vit Ă  la campagne avec ses parents, est souvent seul et s'ennuie un peu. Un soir, un coup de tĂ©lĂ©phone du commissariat central lui annonce la mort d'un certain Armand Petit. Le pĂšre de NoĂ© lui parle alors pour la premiĂšre fois de ce frĂšre aĂźnĂ© dont il a Ă©tĂ© trĂšs proche, mais qui vivait depuis quinze ans comme un clochard. Épris " de libertĂ©, d'aventures et de prochains dĂ©parts ", toujours " ailleurs " oĂč qu'il soit, Armand survivait grĂące Ă  la poĂ©sie. En se laissant porter Ă  son tour par les poĂštes qu'il aimait, NoĂ© va tenter de comprendre cet homme Ă  la dĂ©rive qui rĂ©pĂ©tait,comme pour s'en convaincre Un jour, il y aura autre chose que le jour. Boris Vian. Gueule de bois C'Ă©tait la foire aux quatre coins, il Ă©tait partout Picasso ! Il avait fait des stands ! Aussi il avait plusieurs flĂšches Ă  son arc Picasso, LĂ©nine, Vinci ! Y en avait pour tous les goĂ»ts ! Tous les gosses criaient mon oncle Marcel ! Mon oncle Marcel ! Mon oncle CĂ©lestin Mais, de nous trois, celui qui travaillait encore le plus, c'Ă©tait mon cher oncle CĂ©lestin. Certes, en dĂ©pit des myriades d'oiseaux voletant parmi les broussailles vertes du Berlou et m'assourdissant par la continuitĂ© de leurs chansons, le latin ... Mon oncle et mon curĂ© Oh ! l'excellent homme, que mon curĂ© ! ... Non pas que j'eusse la tĂȘte dure, j' apprenais avec facilitĂ©; mais la paresse Ă©tait mon pĂ©chĂ© mignon3 je l'aimais, je le dor- 25 lotais, en dĂ©pit des frais ... C'Ă©tait un MON ONCLE ET MON CURÉ 3. Mon oncle Pas plus tard qu'hier elle Ă©tait sur mon lit. Est-ce avec Tonton que Nzule va se battre? Mais pourquoi? Tonton, non ! Il faut que j'aille dire Ă  Tonton qu'il n'a aucune chance. Absolument aucune! Si c'Ă©tait mon oncle je lui dirais qu'il n'y a ... Le Petit Robinson de Paris demanda de nouveau le fossoyeur, tout en prenant mesure d'une grille que l'on devait placer autour de la tombe. Non, monsieur, c'Ă©tait mon oncle ! rĂ©pondit l'enfant, faisant un pas pour s'en aller, et revenant comme malgrĂ© lui au mĂȘme ... Les Poches de mon oncle Ne te moque pas de moi, mon petit Perrin, je finirais par me fĂącher. » J'Ă©tais taquin, mon trĂšs honorĂ© lecteur. Taquin, ditesvous ? Quoi ! il Ă©tait paresseux, et puis encore ... C'Ă©tait mon oncle. Il Ă©tait si bon, et nous l'aimions tant ! Mes moindres ... Je vous salue- Son frĂšre est un personnage important, significatif de son enfance et de sa vie Mon frĂšre, on consommait pas ensemble. ... Puis la chose s'est reproduite Ă  deux ou trois fois Ça c'Ă©tait chez... c'Ă©tait mon oncle, chez grand-m'man, lĂ . Journey to the center of the Earth/Voyage au centre de la Terre Bilingual edition/Édition bilingue J'Ă©coutai de nouveau, et cette fois, oui ! cette fois, j'entendis mon nom distinctement jetĂ© Ă  travers l'espace ! C'Ă©tait mon oncle qui le prononçait ? Il causait avec le guide, et le mot forlorad » Ă©tait un mot danois ! Alors je compris tout. Pour me ... ItinĂ©raire d'une FrangĂ©rienne pas trouvĂ©es pratiques, mais comme c'Ă©tait un cadeau de mon oncle, je voulais pour une fois me payer une fantaisie et non pas quelque chose de pratique, qui le plus souvent Ă©tait laid ! Le soir, lorsque mon oncle rentra pour dĂźner, toute ... The Harvard University Catalogue Il me sembla que c'Ă©tait mon oncle Thomas, tant ils se ressemblaient tous deux. Je le saluai avec un profond respect, et lui dis que j'Ă©tais fils de maĂźtre Nicolas je lui appris aussi que j'exerçais Ă  Madrid, depuis trois semaines, le mĂ©tier de ... First French Reading Lessons C'Ă©tait mon oncle, monsieur. Grenouillet Ă part. C'est fait pour Mme. Dalby. Mais il faisait la banque et non l'usure. Grenouillet. Permettez, xiermettez ; ils Ă©taient deux qui demeuraient dans cette maison. Nous confondons peut-ĂȘtre. First French Reading Lessons Embracing the Relation of French to English, and the World-formation in the French Language C'Ă©tait mon oncle, monsieur. Grenouillet Ă  part. C'est fait pour Mme. Dalby. Mais il faisait la banque et non l'usure. Grenouillet. Permettez, permettez ; ils Ă©taient deux qui demeuraient dans cette maison. Nous confondons peut-ĂȘtre. Magasin d'education et de recrĂ©ation, Volume 47 Entendre traiter ainsi mon digne oncle que j'aimais et que j'admirais tant ! Culotte de peau! » m'avait paru le ... cause de ce singulier phĂ©nomĂšne. C'Ă©tait mon oncle, qui, ayant Ă©tĂ© tĂ©moin de la scĂšne derriĂšre une haie et de ma triste situation, ... Mon AmĂ©rique C'Ă©tait mon oncle Walter Hartridge qui s'Ă©tait chargĂ©des opĂ©rations, ce jourlĂ . J' arrivai de France vers le 20 septembre 1919. Mon oncle m'attendait Ă New YorkoĂč nous ne fĂźmes qu'untrĂšs brefsĂ©jour, aprĂšsquoi nous prĂźmes le trainpour ... Delphi Complete Works of Marcel Proust Illustrated C'Ă©tait une formule finale trĂšs froide. ... pas ce qu'Odette avait eu raison de faire, quand soudain, un mot qu'il n'avait pas pu dĂ©chiffrer d'abord, apparut et Ă©claira le sens de la phrase tout entiĂšre J'ai eu raison d'ouvrir, c'Ă©tait mon oncle. Journal d'un pasteur protestant au XIXe siĂšcle Mon oncle alla mĂȘme jusqu'Ă  dire que ce ne serait pas de son vivant que je serais pasteur Ă  Bertry. ... Et dans le fond ils savaient que c'Ă©tait mon oncle Valentin qui faisait tout cela par des paroles insinuantes et flatteuses sur l'esprit des ... Le laird de Dumbiky Oui. MAC ALLAN. Cette Nelly. .. NELLY. Oui. , MAC ALLAN. C'Ă©tait... NELLY. C' Ă©tait moi. MAC ALLAN. C'Ă©tait toi! Oh! pardon, madame ... Faire valoir mes droits Ă  la fortune de mon oncle, dont je suis le seul hĂ©ritier. - NELLY. Alors on vous a ... Magasin d'Ă©ducation et de rĂ©crĂ©ation ... une colĂšre que je ne cherchais nullement Ă  maĂźtriser. Entendre traiter ainsi mon digne oncle que j'aimais et que j'admirais tant! ... la cause de ce singulier phĂ©nomĂšne. . C'Ă©tait mon oncle, qui,ayant Ă©tĂ© tĂ©moin de la scĂšne derriĂšre une haie ... Les annĂ©es Tolkien des frĂšres Hildebrandt Mon oncle posa son appareil. C'Ă©tait 1'heure de la pause et ie gĂ©nais. de fis demi -tour et je partis. Le lendemain, il se passa quelque chose de trĂšs Ă©trange Ă  I' atelier. Enfin, Ă©trange pour moi. Mion pĂšre et mon oncle se prĂ©paraient Ă  iaire des ... CONTES ET NOUVELLES de Guy de Maupassant C'Ă©tait mon oncle, Monsieur... Il avait sa douillette de voyage, et sa valise Ă  la main “Oui, c'est moi, mon garçon ; je viens te surprendre, et passer quelques jours Ă  Paris. Monseigneur m'a donnĂ© congĂ©. ” Il m'embrasse sur les deux joues, ... Dorelan marchait vers son habitation, un seau rempli d’eau fraiche dans sa main gauche, lorsque Darofrast l’interpella. L’humain avait un bras en Ă©charpe — le droit, qui s’était cassĂ© une semaine plus tĂŽt, lors de sa petite expĂ©dition catastrophique avec Sadidiane. Il paraissait incroyablement fatiguĂ©, et Vastiarna avait longuement partagĂ© ses inquiĂ©tudes Ă  son sujet avec son oncle. La magie Ă©tait vraiment mauvaise pour son organisme humain, et elle ne savait pas vraiment comment l’aider.— Je peux faire quelque chose pour t’aider, Darofrast ?Il Ă©tait poli, mais aussi
 prudent. Comme s’il pesait le pour et le contre de chaque syllabe qu’il prononçait. C’était ainsi depuis son retour du site pĂ©trolier de Velensarn. La mĂ©fiance s’était installĂ©e entre lui et les Akamorrs, et ce de maniĂšre Emkele, prĂ©venue presque immĂ©diatement, et Askoliarn Wendoki Ă©taient furieux aprĂšs l’humain, comme d’autres chefs de Clan — dont Randar Kelekian faisait partie. Valindaria Kadjebah Ă©tait la seule cheffe de clan Ă  ne pas avoir cĂ©dĂ© aux sirĂšnes de la colĂšre. Tous les autres Ă©taient furieux, Askoliarn Wendoki, Randar Kelekian et Ashinzo Lawotson en tĂȘte. Le troisiĂšme citĂ© Ă©tait le chef du Clan Boliarand, implantĂ© dans les Terres Sauvages Ă  l’ouest de Bakistiar. Ce clan avait des relations extrĂȘmement tendues avec le Clan Akaliost, dont il contestait farouchement l’autoritĂ© depuis soixante-dix ans environ, et avec le Clan Menordosia, implantĂ© dans les mĂȘmes Terres Sauvages, mais beaucoup plus au nord, proche du et Ashinzo avaient demandĂ© la peine de mort pour Dorelan, lĂ  oĂč Askoliarn avait demandĂ© son bannissement. La premiĂšre requĂȘte avait rendu Elindya folle de rage et elle avait refusĂ© que l’on tue un humain qui n’avait commis aucun crime, et qui avait mĂȘme partagĂ© son savoir et ses compĂ©tences avec les Akamorrs pour les proposition d’Askoliarn, en revanche, lui Ă©tait apparue beaucoup plus raisonnable. Sans aller jusqu’à bannir Dorelan, Elindya pensait Ă  le sĂ©parer de Sadidiane les faire aller chacun dans un clan, pour le bien de la Grande PrĂȘtresse du Monde. Elle considĂ©rait que Dorelan Ă©tait trop inconscient, trop humain pour avoir une influence positive sur l’adolescente, et que sa prĂ©sence allait lui nuire de plus en plus.— J’ai discutĂ© de toi avec ma mĂšre, rĂ©pondit sans prĂ©alable Darofrast.— Vous allez me couper la tĂȘte ?Sa question Ă©tait pleine de cynisme, mais aussi de lassitude.— Non, bien sĂ»r que non. NĂ©anmoins, ma mĂšre et les autres chefs de Clan ont pris une dĂ©cision te concernant. Elle n’est pas encore dĂ©finitive, mais je prĂ©fĂšre te lui fit signe de poursuivre, et c’est ce que l’Akamorr fit. Il lui exposa clairement la situation, en quelques mots.— C’est totalement hors de question, rĂ©pondit simplement le mĂ©decin quand il eut se remit ensuite en marche vers son habitation, laissant Darofrast un peu interdit. L’Akamorr le rattrapa rapidement et vint lui bloquer gentiment la route pour le forcer Ă  poursuivre la discussion.— Dorelan, ce n’est pas un choix qui t’est donnĂ©. C’est une dĂ©cision
— Prise par les chefs de Clan Akamorrs. Je suis un humain. Je n’obĂ©is pas Ă  vos lois. Je les respecte, je vous respecte tous, mais jamais je n’accepterai d’ĂȘtre sĂ©parĂ© de Sadidiane.— Ils pensent que c’est mieux pour elle. Et pour toi.— Je m’en moque. Je ne quitterai pas faisait preuve d’une fermetĂ© qui surprit Darofrast. L’Akamorr ne l’imaginait pas capable d’ĂȘtre aussi dĂ©terminĂ©. Une erreur que beaucoup commettaient au sujet du mĂ©decin.— Nous voulons juste ce qu’il y a de mieux pour elle, Dorelan.— Tout comme moi. C’est pour cela que je l’ai conduite Ă  l’Arbre de Sang. Parce qu’elle allait mal, qu’elle avait envie d’y aller et qu’elle mĂ©ritait que l’on respecte ses choix. Pour une fois. Je sais que le rĂ©sultat s’est avĂ©rĂ© catastrophique, que c’était une erreur et qu’à prĂ©sent Sadidiane est au plus mal, par ma faute, mais au moment oĂč j’ai pris cette dĂ©cision, je l’ai fait pour elle, parce que cela me semblait ĂȘtre la meilleure chose Ă  faire. Je ne pouvais pas savoir ce que cela donnerait.— Personne ne pouvait le y eut un lĂ©ger silence, et Dorelan reprit la parole.— Je ne quitterai pas Sadidiane. Je l’aime, et je vais prendre soin d’elle. Je vais m’assurer qu’elle puisse se pardonner elle-mĂȘme, et qu’elle ne vieillisse pas dans la fronça lĂ©gĂšrement les sourcils.— Tu parles de la haine des humains ?— De la haine quelle qu’elle soit. Mais oui, la haine de l’humanitĂ© que vous possĂ©dez tous, je ne veux pas de ça pour soupira profondĂ©ment.— Nous sommes en guerre avec l’humanitĂ©, mais nous ne la haĂŻssons pas pour autant, soupira une nouvelle fois en voyant que son interlocuteur ne le croyait pas du tout, et il reprit la parole — C’est pour cela que nous n’avons pas cherchĂ© plus activement Ă  rĂ©cupĂ©rer Sadidiane, au dĂ©but. C’était mon idĂ©e d’essayer de faire confiance Ă  l’Okalisto dans l’espoir qu’il ne remette pas la Grande PrĂȘtresse au Conseil Mondial du ContrĂŽle de la Magie. J’ai convaincu mon Clan, et par consĂ©quent les autres Clans, de me faire confiance. De lui faire confiance. Je voulais dĂ©montrer
 je voulais dĂ©montrer Ă  tous mes camarades que les humains n’étaient pas aussi mauvais qu’ils le paraissaient. AprĂšs lattaque de Randar, nous avons dĂ©cidĂ© de rĂ©cupĂ©rer Sadidiane, mais c’était trop tard nous ne pouvions plus la localiser. Passivement, involontairement, l’Okalisto occultait notre vision. Nous avons failli perdre Sadidiane Ă  cause de mes dĂ©cisions. Parce que je voulais prouver que j’avais raison ; que l’humanitĂ© n’était pas mauvaise et qu’il ne fallait pas la haĂŻr.— Pourquoi me raconter cela, Darofrast ? Qu’est-ce que tu cherches Ă  me dire ?— Tous les Akamorrs ne haĂŻssent pas l’humanitĂ©, mais nous ne pouvons pas faiblir dans notre lutte contre elle. Elle nous dĂ©truirait, et Akalivan avec nous. Sadidiane doit le comprendre, pour nous, mais surtout pour elle, et tu n’es malheureusement pas en mesure de l’aider Ă  le y eut un long silence durant lequel les deux hommes s’observĂšrent avec neutralitĂ©.— J’aimerais qu’Ademon soit lĂ , soupira finalement le mĂ©decin.— Je suis dĂ©solĂ©. C’était quelqu’un de bien. J’avais raison sur ce point-lĂ .— Pas suffisamment bien pour qu’on aille le dans sa voix Ă©tait difficile Ă  supporter.— Que veux-tu dire ?— Je me souviens de Dokistia affirmant qu’elle irait chercher Ademon elle-mĂȘme si elle le croyait encore en vie. Et je t’ai dĂ©jĂ  entendu tenir des propos similaires. Il est en vie. Mais personne ne va le rĂ©ponse laissa Darofrast sous le choc pendant un court instant, et cela suffit au mĂ©decin. Il prit congĂ© poliment et contourna son interlocuteur avant de reprendre sa route. L’Akamorr n’essaya pas de le n’allait pas bien. Des flashs de la destruction du site pĂ©trolier l’assaillaient constamment, Ă©veillĂ©e comme endormie, et la culpabilitĂ© l’étouffait. Elle avait causĂ© la mort atroce de plusieurs centaines de personnes. Elle entendait encore leurs cris, et voyait leurs cadavres dĂšs qu’elle fermait les paupiĂšres.— Sadi ?Elle tourna le regard vers Dorelan qui lui souriait avec gentillesse. Silencieusement, elle se remit Ă  boire le bouillon qu’il lui avait prĂ©parĂ©, le laissant faire la conversation seul. C’était ainsi depuis dix jours.— J’ai croisĂ© Adriliana, ce matin. Elle et Tadorian se languissent de toi, ils aimeraient beaucoup te voir.— Je ne veux voir ne voulait voir que Dorelan, et c’était uniquement parce qu’elle ne voulait pas l’inquiĂ©ter. Le mĂ©decin n’insista pas, et il changea rapidement de sujet, lui racontant une anecdote de Naskilie, qui lui avait racontĂ© ses premiers pas en tant que guerriĂšre. L’histoire Ă©tait amusante, et Naskilie l’avait sans doute racontĂ©e Ă  Dorelan pour le faire rire, mais cela ne tira pas un sourire Ă  Sadidiane. Elle Ă©coutait Ă  peine son interlocuteur, son regard se perdant parfois dans le vague, lorsqu’il ne se fixait pas sur le bras cassĂ© du mĂ©decin. C’était sa faute. Elle lui avait fait du mal, et elle aurait pu le tuer. Tout comme elle avait tuĂ© des centaines de personnes innocentes.— Ademon serait intervention, abrupte et hors contexte, laissa Dorelan perplexe. Sadidiane ne parlait jamais d’Ademon avec le mĂ©decin. Elle en parlait uniquement pour dire qu’il Ă©tait vivant et qu’il fallait aller le sauver.— Quoi ? Furieux de quoi ?— De ce que j’ai fait. J’ai tuĂ© tous ces gens, alors que lui aurait donnĂ© sa vie pour les sauver
 Il serait furieux. Peut-ĂȘtre mĂȘme qu’il me tuerait pour que je ne recommence pas, et il aurait Ă©taient tous les deux assis par terre, en tailleur, et c’était tant mieux. Dorelan aurait probablement eu besoin de s’asseoir s’il avait Ă©tĂ© debout, tant il Ă©tait choquĂ©.— Comment peux-tu dire une chose pareille ?— Je suis un monstre, Dorelan ! Tu le sais, tout le monde le sait ! Ademon le saurait lui aussi, et il ferait ce qu’il faut pour protĂ©ger les autres !Elle avait bondi sur ses pieds furieusement, ayant besoin d’exprimer toute la violence qui Ă©tait en elle. Dorelan se leva calmement, et il la fixa d’un air
 blessĂ© ? Inquiet ? Elle n’en savait rien et c’était dĂ©sespĂ©rant.— Tu n’es pas un monstre. Et jamais Ademon ne te ferait de mal. Jamais il ne te trouverait monstrueuse. Je ne te trouve pas monstrueuse.— Tu as simple rideau de perles sĂ©parait la piĂšce oĂč ils mangeaient de celle oĂč ils dormaient. Elle aurait prĂ©fĂ©rĂ© un mur opaque capable de lui garantir sa solitude. Elle se roula en rond dans son lit et ferma les yeux, espĂ©rant ainsi faire disparaitre tous ses problĂšmes. Elle sentit la main de Dorelan se poser gentiment sur son bras, rassurante.— Tout va bien, Sadi, d’accord ?Pourquoi mentir ainsi ? Il savait que c’était faux, et elle aussi. Rien n’allait bien.— J’ai juste besoin de me reposer un peu, souffla la jeune sentit l’hĂ©sitation du mĂ©decin.— Mais Ă  ton rĂ©veil, tu viendras voir les jumeaux avec moi, d’accord ?— D’ un mensonge, mais Sadidiane Ă©tait prĂȘte Ă  raconter n’importe quoi pour qu’il la laisse seule. Pourtant, Ă  la seconde oĂč la prĂ©sence de Dorelan s’effaça, elle regretta le mĂ©decin. Maintenant qu’il Ă©tait parti, les cris de souffrance et de terreur Ă©taient de retour, prĂȘts Ă  l’assaillir sans relĂąche, comme les flashs de ce qu’elle avait fait. Tous ces hommes morts, massacrĂ©s par sa faute
 Elle se redressa d’un coup, envahie par la culpabilitĂ© et la rage. Elle voulait maitriser ses pouvoirs pour aller sauver Ademon, mais tout ce qu’elle avait obtenu, c’était la mort. Le PhĂ©nix Fondateur lui avait menti, il l’avait manipulĂ©e pour la pousser Ă  blesser l’humanitĂ©. Il l’avait utilisĂ©e comme une arme. Et Ă  prĂ©sent, elle se sentait incroyablement faible. Mentalement, elle Ă©tait dĂ©truite. Physiquement, elle Ă©tait Ă©puisĂ©e. Magiquement, elle Ă©tait complĂštement vide. Elle n’avait rien gagnĂ© du tout. Elle ne pouvait mĂȘme pas sauver Ademon. Elle se laissa tomber Ă  genoux, soudainement vidĂ©e de toute son Ă©nergie. Tout ce qu’elle voulait, c’était devenir puissante pour pouvoir sauver l’Okalisto. Rien d’autre. Elle ne voulait pas faire de mal Ă  qui que ce soit. Les larmes qui lui montĂšrent aux yeux s’assĂ©chĂšrent avant d’avoir le temps de se former complĂštement, et elle ferma les paupiĂšres. Elle se sentait si mal. Elle Ă©tait coupable, elle Ă©tait un monstre.— Je voulais juste vous sauver, Daraniel, souffla-t-elle avec dĂ©sespoir. MĂȘme ça, je n’ai pas pu le secondes s’écoulĂšrent dans un silence mortel, et Sadidiane sentit brusquement un changement en elle. Elle avait l’impression de flotter, et lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle resta complĂštement bouche bĂ©e. Elle Ă©tait seule au milieu du cosmos. Elle Ă©tait entourĂ©e par une infinitĂ© de vide et d’étoiles, mais elle Ă©tait agenouillĂ©e sur un plancher invisible et n’avait aucune difficultĂ© Ă  respirer. Lorsqu’elle voulut se relever, tout se mit Ă  tourner autour d’elle, et elle dut refermer les changement de tempĂ©rature et d’ambiance fut brutal, et Sadidiane enregistra immĂ©diatement le froid et la pollution ambiants. Elle ouvrit ensuite les paupiĂšres, et elle se retrouva au cƓur d’une vaste Ă©tendue de bitume et de ruines, couverte de neige. Il neigeait fortement, il faisait trĂšs froid, et le ciel Ă©tait plein de fumĂ©e. L’air Ă©tait polluĂ©, dĂ©sagrĂ©able, et l’adolescente eut une quinte de toux douloureuse. Il n’y avait pas Ăąme qui vive, ici, dans cette Ă©trange ville fantĂŽme en ruines. Lentement, l’adolescente se releva et entreprit de faire un tour sur elle-mĂȘme pour observer les alentours. Elle sursauta en apercevant un homme, dos Ă  elle, Ă  quelques mĂštres. La neige, de plus en plus dense et fournie, le rendait difficile Ă  distinguer, mais elle le reconnut rapidement.— ADEMON !Elle se mit immĂ©diatement Ă  courir vers lui, continuant Ă  crier son nom, mais il ne semblait pas l’entendre. DĂšs qu’elle fut Ă  son niveau, elle l’attrapa par le bras, sentant son cƓur au bord de l’explosion. Toute son excitation s’évanouit lorsque l’Okalisto se dissipa littĂ©ralement devant elle, laissant ses doigts se refermer sur du vide.— J’ai enfin le plaisir de faire ta connaissance, fit volte-face et serra les poings en reconnaissant la femme qui se tenait Ă  quelques pas d’elle. Axiliko, la cheffe des PrĂȘtresses du Temple. Sa chevelure bleue, ses yeux roses, et l’inhumanitĂ© de son regard la rendaient extrĂȘmement reconnaissable. Elle portait une longue robe noire qui trainait sur le sol, et un chĂąle de la mĂȘme couleur qui entourait ses Ă©paules. Elle Ă©tait Ă©lĂ©gante, mais elle donnait surtout l’impression d’ĂȘtre dangereuse.— OĂč est Ademon ?!La femme la fixa en silence, laissant son regard la transpercer de part en part.— OĂč est Ademon ?! OĂč est-ce qu’on est ?!— Dans son rĂ©ponse laissa Sadidiane interdite.— Daraniel Estilion a toujours Ă©tĂ© un individu Ă  la forte volontĂ©. Il a créé un sanctuaire mental, inaccessible pour nous. C’est lĂ  que nous ne comprenait pas, et c’était visible dans son regard. Axiliko n’en parut pas Ă©tonnĂ©e, et elle reprit tranquillement la parole.— Tant que Daraniel se retranche dans son sanctuaire, sa volontĂ© demeure intacte. Peu importe les souffrances qui sont les siennes. Et sa volontĂ© nous empĂȘche de rĂ©cupĂ©rer ses pouvoirs. Mais grĂące Ă  toi, nous allons pouvoir l’atteindre. Enfin.— Qu’est-ce que vous racontez ?!— Tu nous as ouvert l’accĂšs Ă  son sanctuaire spirituel. Le siĂšge de sa volontĂ©. Nous allons la briser pour rĂ©cupĂ©rer ses cƓur de l’adolescente rata un battement.— Vous mentez ! Je ne vous ai rien ouvert du tout, je
Elle s’interrompit, incapable de continuer.— Je ne vous laisserai pas lui faire du mal !Axiliko l’observa durement.— Ne sois pas arrogante. En tant que Grande PrĂȘtresse du Monde, tu possĂšdes des pouvoirs incroyables. Inimaginables. Ils te seraient bien insuffisants lors d’un affrontement contre moi, cependant. Je t’écraserai comme un insecte si tu essaies de t’opposer Ă  moi.— Je n’ai pas peur de vous, rĂ©pliqua Sadidiane.— Tuer des centaines d’innocents ne fait pas de toi une grande Ă©carquilla les yeux sous l’effet du choc provoquĂ© par cette rĂ©ponse.— Tu es une arme faite pour dĂ©truire. Ton existence rompt l’équilibre et menace l’intĂ©gritĂ© de l’humanitĂ© entiĂšre.— C’est totalement faux ! C’est ma mort qui aurait rompu l’équilibre et causĂ© la fin d’Akalivan ! C’est vous qui avez rompu l’équilibre pendant cinq cents ans, et maintenant, le monde est au bord de la destruction !— Tu as tort. Les Akamorrs t’ont menti. Ton existence signifie la fin de l’humanitĂ©. Ta mort signifie l’équilibre. Il en est ainsi depuis cinq cents ans. Nous n’avons pas sacrifiĂ© la premiĂšre Grande PrĂȘtresse pour le plaisir ; nous l’avons fait car nous n’avions pas le choix. Nous devions sauver des centaines de millions de personnes, aprĂšs en avoir perdu des milliards. Tu n’étais pas lĂ . Tu ne sais pas ce que c’est de voir tes semblables mourir les uns aprĂšs les autres, massacrĂ©s sur l’autel de la vengeance d’un monde qui nous a chĂątiĂ©s sans nous donner le moindre regard et sa voix Ă©taient devenus lointains. Elle se replongeait dans des souvenirs, et Sadidiane rĂ©alisa qu’Axiliko Ă©tait lĂ . Il y a cinq cents ans. MĂȘme si c’était impossible, elle sentait que c’était la vĂ©ritĂ©.— ramena la femme dans la rĂ©alitĂ©, et elle observa la jeune fille.— La premiĂšre Grande PrĂȘtresse du Monde s’appelait Mayasha et elle n’avait que neuf ans ! Vous l’avez torturĂ©e et tuĂ©e pour assurer la survie de votre humanitĂ© !— Et son sacrifice en valait la rĂ©ponse laissa l’adolescente silencieuse. Comment pouvait-elle assumer ainsi des actes aussi monstrueux ?— Si nous ne l’avions pas fait, des milliers de Mayasha seraient mortes Ă  sa place. Une vie pour des millions, Sadidiane. Un sacrifice pour l’ jeune prĂȘtresse avait envie de pleurer. Elle sentait une boule dans sa gorge, et ses yeux la piquaient. Pourtant, elle ne pouvait s’y rĂ©soudre.— Vous mentez ! VOUS MENTEZ !Les mots d’Axiliko n’étaient que du poison destinĂ© Ă  la dĂ©stabiliser et Ă  la faire souffrir.— C’est ainsi que tu justifies ton existence. En acceptant les mensonges et en refusant les vĂ©ritĂ©s.— Vous ne faites que mentir. Je ne vous crois pas, je ne vous croirai jamais !— Alors il y aura bien des morts sur ta conscience. Bien du sang sur ton Ăąme dĂ©jĂ  ternie. Et Daraniel continuera Ă  souffrir jusqu’à en mourir.— Qu’est-ce que vous racontez ? Qu’est-ce qu’il a Ă  voir lĂ -dedans ?— La mort de la Grande PrĂȘtresse du Monde et l’existence d’un Okalisto sont les deux conditions pour que l’équilibre existe et permette Ă  l’humanitĂ© de persister. Tu n’es pas morte, et l’équilibre est rompu, mais avec un Okalisto, nous pouvons ralentir le processus. Au moins suffisamment longtemps pour te rĂ©cupĂ©rer et te sacrifier.— Vous avez un Okalisto ! Vous n’avez pas besoin qu’il se batte, ou qu’il vous rejoigne ! Sa simple existence vous suffit ! RĂ©cupĂ©rer ses pouvoirs en le torturant ne vous apportera rien !— Une fois de plus, tu as tort. Daraniel ne peut pas ĂȘtre l’Okalisto.— Il l’est dĂ©jĂ  !— Il ne le sera bientĂŽt plus. Ta prĂ©sence a Ă©veillĂ© quelque chose en lui. Ses pouvoirs et son statut mĂȘme d’Okalisto sont en train de disparaitre. Et ici, dans son sanctuaire spirituel, il utilise sa volontĂ© pour accĂ©lĂ©rer le secoua la tĂȘte, incrĂ©dule. Ce qu’elle lui racontait n’avait aucun sens. C’était impossible.— Dans quelques semaines, il n’y aura plus d’Okalisto, Sadidiane. L’humanitĂ© n’aura que quelques mois devant elle avant que tout sombre dans le chaos, comme il y a cinq siĂšcles.— Pourquoi vous me racontez ça ? souffla la jeune fille, ne savait plus ce qu’elle devait penser ou croire.— Parce que tu peux sauver lhumanitĂ© et tout petit espoir s’alluma en Sadidiane, mĂȘme si elle savait que son interlocutrice n’était pas fiable.— Comment ça ?— Si tu te livres, nous procĂ©derons Ă  ton sacrifice. Cela prĂ©servera l’humanitĂ©, mais nous libĂšrerons Ă©galement Daraniel. Nous laisserons ses pouvoirs d’Okalisto s’éteindre et un nouvel Okalisto sera nommĂ©, grĂące Ă  tes pouvoirs. Il pourra vivre sa vie, libĂ©rĂ© de ses responsabilitĂ©s. Ta vie contre la sienne, en somme, puisque l’humanitĂ© semble accessoire Ă  tes ne rĂ©pondit pas, durement atteinte. Elle serra les poings, essayant de ne pas laisser ses Ă©motions la guider.— Je ne peux pas vous faire confiance. Je ne peux pas ĂȘtre sĂ»re que vous libĂ©rerez vraiment Daraniel !— Mais c’est son seul espoir. Et tu peux ĂȘtre assurĂ©e que ton sacrifice sauvera l’ vie contre l’humanitĂ© et Daraniel
 C’était presque trop beau pour ĂȘtre vrai. Sadidiane n’avait pas envie de mourir, et elle s’en sentait coupable. AprĂšs tout ce qu’elle avait fait
 tous les malheurs qu’elle avait causĂ©s
 elle aurait dĂ» vouloir mourir. Se sacrifier Ă©tait la seule chose noble et juste qu’elle pouvait imaginer faire dans sa vie. Mais son interlocutrice n’était pas fiable. Le mensonge coulait dans ses veines, et son venin se rĂ©pandait dans celles de Sadidiane, ce qui troublait la jeune fille. Elle ne savait pas quoi faire. Tout se mit Ă  trembler brutalement, comme si un tremblement de terre venait de se dĂ©clencher, et les chutes de neige se changĂšrent trĂšs rapidement en blizzard. Axiliko lança un regard circulaire autour d’elle, nullement impressionnĂ©e, alors que l’adolescente paniquait. Une chape magique se matĂ©rialisa autour de la PrĂȘtresse du Temple qui disparut complĂštement quelques secondes plus tard. Le blizzard se calma aussitĂŽt, comme le tremblement de terre, et tout redevint silencieux. Sadidiane Ă©carquilla les yeux en rĂ©alisant qu’Ademon Ă©tait de retour, dos Ă  elle, Ă  moins de deux mĂštres.— Ademon ?Elle avança d’un pas hĂ©sitant, l’appelant Ă  nouveau. Elle s’arrĂȘta Ă  quelques centimĂštres, sans oser le toucher, ayant peur de le faire disparaitre une nouvelle fois.— Daraniel ? murmura-t-elle avec sursauta lorsqu’il fit volte-face, et elle put enfin croiser son regard. Elle y lut une forme de soulagement, puis elle se jeta dans ses bras, entendant vaguement l’homme lui grogner qu’il n’arrivait pas Ă  la trouver et qu’il avait eu peur qu’Axiliko lui ait fait du mal. Sadidiane savait que ce n’était pas rĂ©el, mais elle ne pouvait pas s’empĂȘcher d’ĂȘtre contente. Elle retrouvait enfin Ademon. C’est lui qui mit fin Ă  son Ă©treinte, repoussant gentiment la jeune fille pour l’observer droit dans les yeux. Il arborait son air soucieux, qui le caractĂ©risait parfaitement.— Le PhĂ©nix Fondateur, il ne vous a pas fait de mal ? Je suis dĂ©solĂ©e de ne pas l’avoir empĂȘchĂ© de vous blesser, je
— Je vais bien, la coupa-t-il savait visiblement trĂšs bien de quoi elle parlait. La licorne qui l’avait guidĂ©e jusqu’au PhĂ©nix venait bien d’Ademon. Il avait rĂ©ussi Ă  veiller sur elle et Ă  l’aider, mĂȘme prisonnier de son propre esprit. Sadidiane avait envie de lui exprimer sa reconnaissance, mais les mots lui manquaient.— Il faut que tu partes d’ici, Sadidiane. Ton esprit doit rĂ©intĂ©grer ton corps.— Je ne sais pas comment faire
 et je ne veux pas vous la scruta sans un mot, comme s’il la scannait du regard pour s’assurer qu’elle n’était pas blessĂ©e. C’était exactement ce qu’il Ă©tait en train de faire, rĂ©alisa Sadidiane. Il vĂ©rifiait l’intĂ©gritĂ© de son esprit.— Ferme les yeux, fais le vƓu de rĂ©intĂ©grer ton corps, et lorsque tu les rouvriras, tout sera redevenu parlait avec une douceur rare chez lui, et de maniĂšre trĂšs rassurante.— Non, je
 je ne veux pas partir ! Pas sans vous ! Pas encore !— Sadidiane
— Non ! Je veux vous sauver ! Le PhĂ©nix Fondateur voulait que je vienne vous voir, il
 il m’a fait venir jusqu’à vous !— Il voulait que ton cƓur soit apaisĂ©, la contredit calmement l’ ne savait pas si elle devait rire ou pleurer.— ApaisĂ© ? Mon cƓur est tout sauf apaisĂ© !Il ouvrit la bouche pour lui rĂ©pondre, mais elle ne lui en laissa pas le temps.— J’ai fait des choses horribles, j’ai
 j’ai tuĂ© des gens innocents, je
 j’ai besoin de vous ! Je ne veux pas
 je me sens tellement coupable, je
Elle savait qu’elle n’était pas cohĂ©rente, mais elle avait trop de choses Ă  lui dire et les exprimait toutes en mĂȘme temps. Ses Ă©motions la submergeaient, elle se sentait perdue. Gentiment, Ademon posa une main sur sa joue et l’observa droit dans les yeux. Il y avait une telle tendresse dans son regard que la jeune fille en aurait pleurĂ©. Son regard lui rappelait celui de Dorelan, mĂȘme s’il ne possĂ©dait pas sa douceur intrinsĂšque.— Tu dois vivre ta vie, Sadidiane. Pardonne-toi tes erreurs et cesse de regarder derriĂšre toi. J’aurais aimĂ© en ĂȘtre capable, ajouta-t-il avec regrets.— Je ne mĂ©rite pas de vivre ma vie ! Tout le monde meurt Ă  cause de moi ! Les Akamorrs, ces gens du site pĂ©trolier
 Peut-ĂȘtre mĂȘme l’humanitĂ© tout entiĂšre si ce que cette femme a dit est vrai !Ademon ne fut pas troublĂ© par ses mots, et il continua Ă  l’observer avec gentillesse.— N’écoute pas un mot venant de cette femme, ou d’Emilien Astrovian, ou d’un de leurs larbins. Tu n’es pas porteuse de mort, c’est mĂȘme tout l’inverse. Tu n’es pas responsable des morts qui jonchent ta route. Tu n’as pas Ă  te sentir coupable d’ĂȘtre en parlait sans hĂ©sitation, sans Ă©mettre le moindre doute, et il Ă©tait si persuasif que Sadidiane Ă©tait au bord de le croire. MĂȘme si cela signifiait se dĂ©douaner totalement, elle ne pouvait pas rĂ©sister Ă  la tentation plus longtemps. Elle voulait le croire.— Je ne veux pas partir sans vous, rĂ©pĂ©ta-t-elle en mettant toute la dĂ©termination dont elle Ă©tait capable dans ses mots.— Tu dois partir, rĂ©pondit-il simplement. Ça va aller.— Non ! Ça ne va pas aller et vous le savez ! Ils vous torturent et lorsqu’ils auront eu ce qu’ils veulent, ils
 ils vous tueront ! Mais si je me sacrifie pour vous, je pourrai vous ramener !— C’est trop tard, la coupa-t-il abruptement. Je ne sais pas prĂ©cisĂ©ment ce qu’Axiliko t’a dit, mais mon esprit est brisĂ©. Ce sanctuaire, c’est tout ce qu’il en reste. MĂȘme si j’étais libĂ©rĂ© et mis en sĂ©curitĂ©, je ne serais plus qu’une coquille vide. Et cela fait des mois que je suis dans cet essuya rageusement les quelques larmes qui s’étaient mises Ă  couler sur ses joues. Elle ne voulait pas entendre ça.— Vous mentez ! Comme la derniĂšre fois, vous
 vous m’aviez promis de me rejoindre, et vous ne l’avez pas fait, vous
 vous avez menti pour me laisser vivre, et vous faites la mĂȘme chose maintenant ! Mais je ne vous laisserai pas tomber, je vous jure que je ne vous laisserai pas tomber cette fois !Sa dĂ©termination Ă©branla Ademon, qui eut un lĂ©ger sourire.— Tu es exceptionnelle. Mais tu dois vraiment cesser de te tourner vers le main, Ă  prĂ©sent posĂ©e sur l’épaule de la jeune fille, se mit Ă  briller. Sadidiane se sentit cotonneuse, et elle lança un regard furieux Ă  Ademon.— Non ! Je ne veux pas partir ! Laissez-moi !— Dis aux Akamorrs qu’Astrovian est comme moi
Sa voix Ă©tait de plus en plus lointaine, et la vision de Sadidiane de plus en plus brouillĂ©e.— Il a volĂ© des pouvoirs aux Grandes PrĂȘtresses du Monde. Il Ă©tait lĂ  il y a cinq jeune fille essaya d’attraper Ademon, qui devait ĂȘtre quelques centimĂštres d’elle, devant elle, mais elle ne rencontra que le nĂ©ant.— Dis-leur aussi que quelque chose dort en dessous de moi
 C’est puissant
 Et si Dorelan a survĂ©cu, dis-lui que
L’air polluĂ© disparut, comme la neige, et tout ce qui entourait Sadidiane. Elle Ă©tait de retour dans le cosmos, sur son plancher de verre, dans le silence le plus total.— IL EST VIVANT ! ET JE VAIS VENIR VOUS CHERCHER ! JE VOUS LE PROMETS !Elle hurlait bien inutilement, mais elle en avait besoin. Elle voulait croire qu’ainsi, Ademon pourrait l’entendre et reprendrait espoir. Quelques secondes plus tard, elle fut de retour dans son corps, dans l’habitation prĂȘtĂ©e par le Clan Navodelie. En rouvrant les yeux, elle se retrouva immĂ©diatement face Ă  Valindaria Kadjebah, agenouillĂ©e face Ă  elle. Dorelan Ă©tait assis juste Ă  cĂŽtĂ© de l’Akamorr, et il semblait trĂšs inquiet. Il poussa un soupir de soulagement en serrant Sadidiane contre lui, et la jeune fille lui rendit son s’était montrĂ©e extraordinairement patiente et trĂšs gentille avec la jeune prĂȘtresse. Elle avait Ă©coutĂ© attentivement son rĂ©cit, et si Sadidiane avait hĂ©sitĂ© au dĂ©but Ă  se confier Ă  elle, elle avait fini par tout lui dire, encouragĂ©e et soutenue par Dorelan. Ce dernier avait paru bouleversĂ© par la rencontre entre Sadidiane et Ademon, mais il Ă©tait restĂ© calme et attentif jusqu’au bout. La cheffe Akamorr avait apportĂ© des prĂ©cisions au sujet d’Axiliko, avec laquelle elle avait un lien bien attristant Axiliko avait en effet tuĂ© sa mĂšre lorsqu’elle n’avait que 16 ans, et Valindaria avait dĂ» choisir entre se perdre dans la vengeance et essayer de tuer la cheffe des PrĂȘtresses du Temple, ou prendre les commandes de son Clan. Elle avait pris la seconde option, et il Ă©tait visible qu’elle ne regrettait pas son choix. Elle Ă©tait extraordinairement calme en parlant de cet Ă©vĂ©nement pourtant tragique, et cela suscita l’admiration de leur apprit qu’Axiliko Ă©tait incroyablement mystĂ©rieuse, et que les Akamorrs savaient peu de choses Ă  son sujet. Beaucoup pensaient qu’il ne s’agissait pas d’une unique femme, mais de plusieurs magiciennes choisies pour leur ressemblance et leur puissance, car il Ă©tait impossible de vivre aussi longtemps qu’elle. Valindaria, cependant, avait toujours Ă©tĂ© certaine qu’il n’existait qu’une seule Axiliko. Elle avait rĂ©ussi Ă  traverser les Ăąges, elle seule savait cheffe du Clan Strasmor Ă©tait par ailleurs entiĂšrement d’accord avec Ademon les paroles de la cheffe des PrĂȘtresses du Temple Ă©taient du poison, et il ne fallait surtout pas les Ă©couter. La survie de Sadidiane ne condamnait pas l’humanitĂ© elle sauvait simplement le monde face Ă  son Ă©goĂŻsme. En revanche, concernant l’Okalisto lui-mĂȘme, la cheffe du Clan Strasmor Ă©tait convaincue qu’il y avait un fond de vĂ©ritĂ©. En effet, le fait qu’Ademon perde ses pouvoirs expliquait pourquoi le Conseil Mondial du ContrĂŽle de la Magie le torturait et essayait de lui arracher sa magie de force, mais elle ne comprenait pas quel mĂ©canisme causait leur perte. Aucun Okalisto avant lui n’avait Ă©tĂ© confrontĂ© Ă  une situation similaire, ou alors l’Histoire ne l’avait pas parut extrĂȘmement troublĂ©e par les avertissements finaux d’Ademon, au sujet d’Emilien Astrovian et de ce qui dort en dessous de lui ». Maintenant que l’adrĂ©naline Ă©tait un peu retombĂ©e, Sadidiane elle-mĂȘme Ă©tait extrĂȘmement perturbĂ©e par ces rĂ©vĂ©lations. PerturbĂ©e sans ĂȘtre vraiment Ă©tonnĂ©e ; au fond d’elle, depuis leur rencontre, elle savait qu’Emilien Astrovian avait un lien avec toutes les Grandes PrĂȘtresses du Monde. Il y eut un silence Ă  la suite des explications de la jeune fille, mais elle le brisa rapidement.— Je ne peux pas le laisser tomber une fois de plus ! s’écria-t-elle avec fougue. Il prĂ©tend que c’est trop tard pour lui, mais il ment, je sais qu’il ment ! Il dit ça pour que je le laisse oĂč il est, il
 Je sais que vous ne voulez pas le sauver, et je comprends, mais
 moi je vais y aller. Seule, s’il le faut. Je vais le sauver !— Sadidiane
Dorelan ne termina jamais sa phrase. Il ne savait pas quoi dire. Valindaria, elle, esquissa un lĂ©ger sourire Ă©nigmatique.— L’Okalisto t’a donnĂ© un excellent conseil, tu sais, lança-t-elle ensuite en se relevant.— Quel conseil ?— Cesse de regarder le passĂ© et se tourna ensuite vers Dorelan, toujours avec son petit sourire Ă©trange.— Merci beaucoup d’ĂȘtre venue, Valindaria. DĂ©solĂ© de vous avoir dĂ©rangĂ©.— Tu n’as pas Ă  t’excuser. Tu es l’un des nĂŽtres, Dorelan. Nos cƓurs vibrent lui posa une main sur l’épaule, amicalement.— Tu seras toujours la bienvenue chez moi. Je me charge de parler de tout cela Ă  Darofrast. Reposez-vous, tous les jours plus tard, alors que Sadidiane et Dorelan petit-dĂ©jeunaient en silence, la porte de leur cabanon s’ouvrit soudainement, les surprenant autant l’un que l’autre. C’était la premiĂšre fois que quelqu’un se permettait d’entrer ainsi sans frapper ou s’annoncer oralement avant. Ils n’eurent pas le temps de s’inquiĂ©ter que leur visiteur leur avait dĂ©jĂ  fondu dessus pour les saluer comme une vraie tornade. L’homme se prĂ©senta comme Ă©tant un membre du Clan Akaliost, fraichement arrivĂ© en renfort pour casser des dents de membres de l’Escouade Magique, porteur d’un petit cadeau pour Dorelan et d’un immense respect pour Sadidiane. Sa tirade d’introduction laissa ses deux hĂŽtes muets, et cela le fit sourire. Il avait d’ailleurs un trĂšs beau sourire, Ă©clatant et confiant, comme le reste de sa personne. Pourtant, il portait des vĂȘtements noirs peu reluisants, bien assortis Ă  ses cheveux trĂšs noirs eux aussi, et complĂštement en pagaille. Par ailleurs, il Ă©tait grand, mince et avait des yeux avec des monopaupiĂšres et des iris presque dorĂ©s Ă  la lumiĂšre. Il possĂ©dait une lĂ©gĂšre pilositĂ© faciale et une cicatrice sur la joue gauche. Sous son grand manteau en cuir noir, un gros fusil Ă  canon sciĂ© Ă©tait visible, accrochĂ© Ă  sa ceinture.— Fermez la bouche, vous allez gober des guĂȘpes ! Elles sont mĂ©chantes, ici, en plus. Le dĂ©sert me manque, soupira-t-il. Et pourtant je viens d’arriver ! Je m’appelle Aorion Lawotson-Mepharian, je suis vraiment content de faire votre connaissance Ă  tous les deux ! Tiens, Dorelan, ton petit cadeau !Il lui tendit une boite et le mĂ©decin la saisit en clignant des yeux plusieurs fois, hĂ©bĂ©tĂ©. Son cerveau se rĂ©activa cependant trĂšs vite.— Mepharian ? Comme Cariliam ? Et Lawotson comme Ashinzo Lawotson, le chef du Clan Boliarand ?— Tu es bien renseignĂ© ! Oui, c’est mon mari et mon pĂšre, dans cet ordre-lĂ , heureusement !— J’ignorais que Cariliam Ă©tait mariĂ©.— Il est peu dĂ©monstratif, contrairement Ă  moi ! Alors, tu le dĂ©balles ton cadeau ? Dokistia a mis moins longtemps que toi pour le sien !Toujours sonnĂ©, Dorelan ouvrit la boite et il resta bouche bĂ©e en dĂ©couvrant une nouvelle paire de lunettes. Sadidiane, qui reprenait enfin ses esprits, l’encouragea Ă  les essayer.— Elles sont parfaites, souffla-t-il d’un air Ă©merveillĂ©. Je ne savais pas que vous Ă©tiez Ă  la pointe de l’ophtalmologie ! Vastiarna avait dit qu’elle essaierait de faire de son mieux, mais je ne m’attendais pas Ă  un tel succĂšs, aussi rapidement !— On se dĂ©brouille ! On en a d’autres, des porteurs de lunettes, il faut qu’on s’adapte ! Par chance, le Clan Akaliost est particuliĂšrement Ă  la pointe dans ce domaine.— Comment pouvez-vous faire partie du Clan Akaliost si vous ĂȘtes le fils du chef du Clan Boliarand ?Dorelan se tourna vers Sadidiane, trouvant la question trĂšs pertinente, et Aorion sourit une nouvelle fois.— La force de l’amour m’a fait changer de Clan ! Vous voulez que je vous raconte ?Ils acquiescĂšrent mĂ©caniquement, sans mĂȘme y penser. Aorion se lança alors dans un rĂ©cit trĂšs rapide. Il leur expliqua ĂȘtre l’unique hĂ©ritier de son pĂšre, censĂ© lui succĂ©der, mais que son avenir tout tracĂ© avait Ă©tĂ© bouleversĂ© il y a dix, alors qu’il Ă©tait ĂągĂ© de vingt-six ans. Il avait ainsi rencontrĂ© un beau trentenaire du Clan Akaliost et ils Ă©taient tombĂ©s fous amoureux. Aorion avait larguĂ© son fiancĂ© de l’époque comme une vieille chaussette et, devant le refus de son pĂšre de bĂ©nir son union avec un chien des Emkele », il s’était enfui et avait ralliĂ© le dĂ©sert d’Ekelfran pour rejoindre le Clan Akaliost. Les tensions, dĂ©jĂ  trĂšs prĂ©sentes entre les deux clans, avaient failli finir en guerre, mais les choses s’étaient un peu tassĂ©es avec le temps.— C’est trĂšs romantique, lĂącha Dorelan Ă  la fin de son rĂ©cit.— L’amour, comme je vous le disais. Tu connaitras ça un jour, toi ! lança-t-il Ă  Sadidiane en ajoutant un petit clin d’ sentit la gĂȘne prendre possession de son ĂȘtre alors que Dorelan tempĂ©rait gentiment Aorion, indiquant qu’elle Ă©tait trĂšs, trĂšs jeune.— Je taquine, c’est tout ! Je sais bien que tu es encore un bĂ©bĂ© ! Bon, il faut que j’aille saluer Itizio et Askoliarn, je reviens vous voir vite !Il sortit en trombe, toujours comme un ouragan, laissant ses deux hĂŽtes se remettre tant bien que mal de sa visite Ă©tait vraiment une tornade, et il fatiguait Ă  lui tout seul le campement tout entier. ComplĂštement sans-gĂȘne, toujours surexcitĂ©, il n’avait pas peur du ridicule et Ă©tait imprĂ©visible. Ainsi, il pouvait se mettre Ă  brailler des dĂ©clarations enflammĂ©es Ă  l’adresse de son mari — qui paraissait complĂštement blasĂ© — ou se mettre brutalement Ă  courir vers l’extĂ©rieur du camp pour aller explorer la jungle et ses merveilles », selon ses propres dires. Il Ă©tait cependant profondĂ©ment gentil, et sa prĂ©sence dĂ©tournait un peu Sadidiane de ses sombres pensĂ©es. Sa dĂ©termination Ă  sauver Ademon n’en Ă©tait pas moins toujours prĂ©sente, et elle ne renoncerait pas. Elle ne l’abandonnerait pas, elle l’avait promis Ă  l’Okalisto et elle se l’était promis Ă  combats contre les humains semblaient s’ĂȘtre durcis en bordure de la Jungle d’Aglian, mĂȘme si les Akamorrs avaient rĂ©ussi Ă  faire des Ă©changes d’effectifs — d’oĂč la prĂ©sence d’Aorion et de quelques autres Akamorrs venus des Clans Akaliost et Strasmor, et l’absence de certains Akamorrs ayant rĂ©intĂ©grĂ© leur clan d’origine. Le Conseil Mondial du ContrĂŽle de la Magie avait dĂ©pĂȘchĂ© Fernando Arantres en tant que chef des opĂ©rations, et il avait rĂ©ussi Ă  faire une percĂ©e consĂ©quente Ă  l’est du campement principal, rĂ©ussissant Ă  atteindre un campement secondaire du Clan Arantres Ă©tait apparemment l’un des plus puissants magiciens du monde, comme Victorion Salakers. SurpassĂ© en puissance par ce dernier, il Ă©tait cependant beaucoup plus calme et rĂ©flĂ©chi que lui, et il Ă©tait dotĂ© d’une trĂšs grande intelligence. Aorion et Darofrast avaient Ă©tĂ© envoyĂ©s en urgence au niveau de la percĂ©e ennemie, et Sadidiane avait cru comprendre qu’ils Ă©taient les plus puissants Akamorrs prĂ©sents avec Valindaria Kadjebah. L’ambiance au sein du campement principal Ă©tait tendue, et le transfert de Sadidiane vers une position plus lointaine et plus sĂ©curisĂ©e paraissait imminent, mĂȘme si pour cela il fallait trouver un moyen de la protĂ©ger efficacement pendant le de renforts venant d’un autre clan, le Clan Derostrian, apporta un certain soulagement aux guerriers pour la plupart Ă©puisĂ©s des trois clans en prĂ©sence. Le Clan Derostrian Ă©tait localisĂ© dans la grande chaine de montagnes du continent, au nord d’Aldavilos. La cheffe du cortĂšge s’appelait Sara-Angela Flories, et elle Ă©tait la plus puissante guerriĂšre de son Clan. En chemin, ils avaient pillĂ© une rĂ©serve d’armement militaire appartenant Ă  l’armĂ©e d’Aldavilos, et ce matĂ©riel de guerre lourd Ă©tait plus que la bienvenue. Cela redonnait du moral aux jours aprĂšs son voyage mystique dans l’esprit d’Ademon, Sadidiane se dĂ©cida Ă  agir. Elle avait fait un rĂȘve, la nuit prĂ©cĂ©dente, qui la poussait Ă  mettre ses plans Ă  exĂ©cution. Elle avait rĂȘvĂ© du PhĂ©nix Fondateur, qui se trouvait avec elle dans le cosmos, et Ă  qui elle avait reprochĂ© la mort des ouvriers du site pĂ©trolier de Velensarn, ainsi que l’état d’Ademon, et mille et une choses dont elle ne se souvenait plus au rĂ©veil. La rĂ©ponse du PhĂ©nix, en revanche, resterait gravĂ©e en elle pour le restant de ses jours. Je t’avais dit que tu aurais Ă  faire face aux consĂ©quences, Sadidiane. »Elle se souvenait de cet avertissement, et elle se souvenait avoir dĂ©cidĂ© de l’ culpabilitĂ© Ă©tait trop forte, elle ne pouvait plus la supporter. Il fallait qu’elle agisse. Qu’elle fasse quelque chose de bien, pour une avait prĂ©parĂ© son sac dĂšs son rĂ©veil, et l’avait cachĂ© dans un coin de la maisonnette qu’elle partageait avec Dorelan. Elle s’était montrĂ©e calme et silencieuse toute la journĂ©e — ce qui Ă©tait devenu son comportement habituel depuis le site pĂ©trolier — puis elle avait fait semblant de s’endormir en attendant que le mĂ©decin sombre rĂ©ellement dans les mĂ©andres du sommeil. Elle s’était ensuite silencieusement levĂ©e, avait pris son sac et s’était faufilĂ©e hors du campement comme une venait Ă  peine d’en sortir lorsqu’elle sentit une main lui attraper le bras, et elle se dĂ©gagea violemment, le cƓur battant. Dorelan. Il l’avait suivie.— Qu’est-ce que tu fais ? murmura-t-il d’un air sĂ©vĂšre.— Je vais me promener, rĂ©pondit-elle en s’efforçant de garder un air neutre.— Avec un sac de vivres et du matĂ©riel mĂ©dical ?Elle ne rĂ©pondit pas et baissa la tĂȘte, prise en faute. Elle la redressa rapidement, cependant, affichant un visage dĂ©terminĂ©.— Je vais chercher Daraniel ! dĂ©crĂ©ta-t-elle d’un air dĂ©cidĂ©. Personne ne m’en empĂȘchera !Sa rĂ©ponse troubla Dorelan.— Daraniel ? De qui parles-tu ?Sadidiane rĂ©alisa seulement qu’elle n’avait jamais utilisĂ© ce nom devant le mĂ©decin. Elle avait cependant toujours cru qu’il connaissait la vĂ©ritable identitĂ© de l’Okalisto, Ă  tort, visiblement.— Ademon. Son vrai nom c’est Daraniel Estilion.— Je l’ignorais, souffla le mĂ©decin d’un air un peu fallait profiter de cette confusion passagĂšre pour frapper.— Il a besoin d’aide, et je sais que je peux l’aider ! J’ai rĂȘvĂ© du PhĂ©nix Fondateur, la nuit derniĂšre, et je vais aller Ă  l’Arbre de Sang pour tout rĂ©gler !Elle ne mentait pas, techniquement. Tout ce qu’elle disait Ă©tait vrai, mĂȘme si le sens qu’elle donnait Ă  ces vĂ©ritĂ©s Ă©tait trompeur.— Sadidiane, tu
 tu crois vraiment que c’est une bonne idĂ©e ? AprĂšs ce qu’il s’est passĂ© la derniĂšre fois ?— Bonne ou mauvaise, c’est la seule idĂ©e que j’ai ! Et je suis la seule Ă  vouloir ramener Ademon.— Je veux le ramener, moi aussi, la contredit d’une voix douce Dorelan. Et si je pensais pouvoir y parvenir, j’y serai dĂ©jĂ  allĂ©. Mais c’est impossible.— Pas pour moi. Je te promets que je vais le ramener !Il y avait du conflit dans le regard du mĂ©decin. Il retira ses lunettes et les nettoya, geste qu’il faisait souvent lorsqu’il avait besoin de rĂ©flĂ©chir. Une partie de lui avait envie de croire l’adolescente. Il aimait Ademon, et il voulait qu’il soit sauvĂ©. Le savoir seul et soumis aux tortures du Conseil Mondial du ContrĂŽle de la Magie
 C’était insupportable. Sadidiane paraissait si sĂ»re d’elle — et elle Ă©tait la Grande PrĂȘtresse du Monde. Il avait vu ce dont elle Ă©tait capable. Pourquoi ne pas la laisser ramener l’Okalisto ? Pourquoi ne pas lui faire confiance ? Parce qu’elle est juste une enfant perdue, lui hurlait tout le reste de son ĂȘtre. Une enfant qui avait l’impression de ne causer que la souffrance et la mort autour d’elle. Une enfant qui avait besoin d’ĂȘtre rassurĂ©e, guidĂ©e et accompagnĂ©e, et qui avait terriblement besoin d’Ademon pour cela. Les Akamorrs et Dorelan faisaient de leur mieux, mais il y avait un lien indĂ©fectible et unique entre elle et l’Okalisto. Un antagonisme naturel, forgĂ© par le sang et l’histoire, mais qui n’avait pas pu empĂȘcher une affection mutuelle de naitre entre eux. Elle avait perdu quelqu’un qu’elle aimait, quelqu’un qui la comprenait mieux que quiconque, et elle voulait juste le rĂ©cupĂ©rer. Elle Ă©tait dĂ©terminĂ©e, et sa volontĂ© semblait d’acier. Cela ne signifiait pas qu’elle allait rĂ©ussir. La laisser partir Ă©tait une folie, et Dorelan ne savait mĂȘme pas comment une partie de lui pouvait oser l’envisager.— On rentre, souffla-t-il finalement.— Non ! S’il te plait, laisse-moi
 laisse-moi juste aller Ă  l’Arbre de Sang ! Pour revoir le PhĂ©nix, je
 je te promets que je ne ferai de mal Ă  personne !— Je n’ai pas peur que tu fasses du mal Ă  qui que ce soit, rĂ©pondit Dorelan d’un air un peu croyait vraiment que c’était ce qu’il pensait ?— J’ai peur qu’il t’arrive du mal Ă  toi, prĂ©cisa-t-il ensuite.— Juste l’Arbre de Sang. S’il te plait, Dorelan, je
 je veux juste trouver un moyen de parler Ă  nouveau au PhĂ©nix et cette fois
Cette fois, la licorne d’Ademon ne la guiderait pas. Dorelan resta silencieux, trĂšs hĂ©sitant.— Des mignons petits fugueurs !Ils firent tous les deux volte-face pour se retrouver face Ă  Aorion, qui leur souriait avec bienveillance.— Nous allions juste prendre l’ ne savait mĂȘme pas pourquoi il mentait. L’Akamorr ricana, moqueur, avant de leur demander de le suivre. Il avait formulĂ© sa demande avec gentillesse, mais Sadidiane n’avait pas envie d’obtempĂ©rer. Elle ne voulait pas d’une discussion inutile supplĂ©mentaire. Elle voulait agir. Rapidement, elle Ă©valua ses chances de succĂšs si elle se mettait Ă  courir, et un nouveau ricanement d’Aorion la sortit de ses pensĂ©es brutalement.— Je sais Ă  quoi tu penses et crois-moi, je cours trop vite pour toi !Elle le foudroya du regard, mais il l’ignora et continua Ă  sourire de toutes ses dents. Dorelan prit l’adolescente par la main et elle consentit Ă  suivre les deux hommes. Aorion les guida droit vers l’habitation partagĂ©e par Darofrast et Dokistia, mais lorsqu’ils y entrĂšrent, ils ne furent pas accueillis par les deux Akamorrs. Ou plutĂŽt, pas seulement par eux. En plus du couple, Cariliam, Valindaria, Naskilie et Sara-Angela Flories Ă©taient prĂ©sents, et ils venaient de s’interrompre en pleine conversation.— Mon amour, tu m’as tellement manquĂ© ! s’écria Aorion Ă  l’adresse de son dernier, qui Ă©tait adossĂ© contre le mur, esquissa un petit sourire.— Cela ne fait mĂȘme pas dix minutes que tu es parti.— C’était quand mĂȘme bien trop long !Cariliam ouvrit les bras et invita son mari Ă  le rejoindre, ce qu’Aorion fit sans se poser de questions. Ils s’enlacĂšrent tendrement alors que Sadidiane dĂ©taillait du regard tous ses interlocuteurs. Elle s’attarda particuliĂšrement sur Sara-Angela, qu’elle ne connaissait que de vue. C’était une femme d’une quarantaine d’annĂ©es, Ă  la peau mate, aux yeux ambrĂ©s et aux longs cheveux noirs bouclĂ©s. Consciente du regard insistant de la jeune fille, l’Akamorr lui adressa un gentil sourire.— Qu’est-ce qu’il se passe, ici ? demanda alors Dorelan, confus. Vous faites un genre de rĂ©union ?— C’est tout Ă  fait ça, rĂ©pondit tranquillement Aorion. Une rĂ©union secrĂšte, ajouta-t-il sur le ton de la et Sadidiane Ă©taient aussi sceptiques l’un que l’autre.— Nous parlons d’un projet qui nous tient Ă  cƓur, intervint Dokistia. Un projet qui va vous intĂ©resser et vous empĂȘcher de faire n’importe quoi.— De quel projet parlez-vous ?Darofrast fixa Dorelan droit dans les yeux avant de lui rĂ©pondre.— Nous allons sauver l’Okalisto.

c était mon oncle résumé par chapitre